LE CORBEAU
La plus brillante est d^ et nous pouvons en conclure qu'elle a augmenté d'éclat depuis les observations anciennes, et notamment depuis la notation de Bayer, qui lui eût certainement attribué la première lettre, si elle avait alors été, comme aujourd'hui, supérieure à a de près d'une grandeur. Au contraire, t est tombée de la quatrième à la cinquième et demie, et Ç de la quatrième à la dnquième. L'étoile m oscille encore davantage, de la quatrième à la sixième; e varie de 4 à 5. Les autres ne paraissent pas non plus exemptes de variation.
Chercher près de a, à 42* à l'est et V au sud, une étoile roti^e d'une singulière couleur de flamme, qui varie de la huitième à la dixième grandeur par alternatives de 72 et 88 jours. C'est la variable R de la Coupe. Ses maxLma actuels (1881) ont pour dates : 29 janvier — 27 avril — 8 juillet — 4 octobre — 15 décembre.
C'est la seule curiosité sidérale de cette petite province.
Le Corbeau n'est guère plus riche. Il ne compte comme étoUes visibles à l'œil nu pour les vues moyennes que les dix étoiles du tableau suivant; encore la dernière ne l'est-elle plus.
ÉT0ILB8 PRINGIPALBS DB LA CONSTELLATION DU GORBBAU.
«TOXLIS -177 +960 1430 1500 160) 1600 1700 1800 1840 1860 1880
23675 LaL 0 000660765 5,8
23726 Lai. 0 0 0 0 0 0 0 7^ 0 5 7,5
Ces étoiles paraissent avoir changé d'éclat presque toutes.
Jusqu'à Bayer, nous n'avons pas de classification précise, et lui-même consi dère simplement «, p, y et i comme étant toutes de quatrième grandeur. En 1707 GottMed Kirch les classa dans Tordre suivant : p, Yi 'i <;
En 1722, son fils trouva T* ^ ^i *«
En 1783, Herschel trouva y, «, p, «,
Mais en 1796 Y> Pt * et « = t,
En 1831 , Smyth observa que p était incontestablement la plus brillante.
En 1835, J. Herschel les classa ainsi Y* Pi ^> <> ««
En 1842, Argelander les inscrivit de même, et aujourd'hui Tobsenration donne le même ordre d'éclat, y étant la plus brillante, de deuxième grandeur et demie environ.
Il résulte de toutes ces comparaisons que l'étoile / a certainement