‹ Les étoiles et les curiosités du cielChapitre 92 sur 373 · Struve, Dembowski · texte numérisé non relu

Struve, Dembowski

Dembowski, Dûner.

Flammarion, Gledhill, Wilson.

H n'y a, jusqu'à présent, aucune déviation de la ligne droite, de sorte que l'on ne peut vraiment encore rien deviner de l'orbite, ni même assurer qu'il y ait jamais une orbite quelconque de parcourue par ces deux soleils autour de leur centre commun de gravité. Considérez, en effet, le diagramme tracé, et voyez jusqu'où il faudrait que la seconde étoile s'éloignât pour arriver à décrire une ellipse allongée et revenir un jour par la gauche, en redescendant à l'ouest de Tétoile principale! C'est si immense, qu'on n'ose le croire.

Nous avons ici un cas particulier et très intéressant parmi les problèmes de l'astronomie stellaire, et d'autant plus curieux que c'est précisément sur les mouvements de cette étoile double et sur son orbite supposée qu'on avait basé les premiers raisonnements relatifs à

HISTOIRE DE LA 61* DU GYONE t05

Puniversalité de la gravitation, tandis qu'au contraire ce couple se trouve être celui qui plaide le moins éloquemment en faveur de cette universalité. Assurément, ce fait ne peut pas nous empêcher d'admettre une vérité si bien démontrée d'ailleurs, et il faut, au contraire, que nous cherchions à le mettre d'accord avec elle. On peut faire là-dessus plusieurs suppositions. Ou bien l'orbite est si vaste, si longue et si fortement inclinée sur notre rayon visuel, que l'arc parcouru depuis 127 ans peut se confondre avec une ligne droite (la position de 1753, du V

reste, n'est pas d'une prqpision \

absolue, et il pourrait se faire \ ^^

que l'étoile fût plus rapprochée ^^Jty""^

et que l'arc fut déjà indiqué); ^^^ \ c'est là l'hypothèse la plus sim- \

pie et la plus conforme aux lois \

de la gravitation. Mais, dans

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ce cas, l'étendue de l'orbite surpasserait considérablement celle- de toutes les orbites d'étoiles doubles calculées jus- ^^

mi*îpî On hîpn il v a un a f rnî. *"**• '*** " Mouvement de la seconde étoUe de te Ch qU ICI. UU Dien U y a une irOl- ^u cygne, reUUivement à létoUe principale.

sième étoile, obscure, fixe par

rapport à l'étoile n* 1, et autour de laquelle l'étoile n* 2 tourne dans le plan de notre rayon visuel : un jour, elle s'arrêtera sur sa ligne droite et rebroussera chemin; mais on ne conçoit pas pourquoi un astre lumineux tournerait autour d'un astre obscur, car dans un système multiple, ce sont les astres les plus petits qui doivent s'obscurcir le plus vite. Ou bien encore ces deux étoiles du Cygne sont lancées dans l'espace et gravitent ensemble autour d'un centre d'attraction qui les domine toutes deux, comme deux petites planètes qui graviteraient autour du Soleil sans tourner pour cela l'une autour de T autre; en tenant compte de leur déplacement relatif, on trouve que 61* va un peu plus vite et un peu plus au nord que 61*. Toutes ces hypothèses sont admissibles; mais on ne peut rien conclure en ce moment. Il nous faut attendre... plusieurs siècles peut-être. Ce couple, du reste, n'est pas le seul dans ce cas. J'en ai trouvé plus d'une vingtaine chez lesquels le mouvement relatif s'opère également en ligne droite, et il y en a des centaines où il n'y a pas de mouvement du tout, quoiqu'ils forment des

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