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Fig. IM.- PriBcipatoi Uoûtê de la coaileltetiott d'Hweoto.
Et d'abord «, étoile extrêmement curieuse et du plus haut intérêt. Elle ne recevrait plus aujourd'hui la première lettre, car (3 est aujourd'hui constamment plus brillante, et même ç vient également avant elle, «n'est qu'une faible de 3* grandeur, variant d'ailleurs assez irrégulièrement entre 3,1 et 3,9. Elle est toujours inférieure à « Ophiuchus. Sa couleur est rougeâtre, ou pour mieux dire orangée, bien perceptible à l'œil nu, mais pourtant moins rouge que Mars et Antarès. Son spectre, dont nous avons reproduit le dessin à la /îg. 6 de notre planche générale des spectres, est considéré comme le type des étoiles de cette nature {le troisième type de Secchi), étoiles orangées et rouges, généralement variables, dont le spectre se montra composé de lignes noires et de lignes brillantes, entrecoupées de zones ou bandes obscures disposées connue autant de colonnes cannelées vues en perspective et ayant la partie éclairée du coté du rouge. Il y a là deux spectres superposés. L'hydrogène y apparaît renversé, c'est-à-dire lumineux; les raies du sodium, du fer et du magnésium y bont tri's fortes. Ce sont là vraiment d'étranges soleilSi qui semblent flotter dans un état instable, subissant des conflagrations qui doivent mettre souvent en péril la vie éclose à la surface des mondes de leurs systèmes.
Cette étoile est, de plus, une très belle double, l'une des plus charmantes du ciel, composée d'un aoleil orangé et d'un soleil êmernudey comme on la déjà vu sur notre planche des étoiles doubles colorées. Les deux composantes sont très rapprochées {à 4^7); cependant un bon objectif de 60 nûllî mètres suffit pour opérer nettement le dédoublement. Belle observation à faire pour un œil attentif. Plusieurs astronomes avaient considéré ce couple comme en mouvement orbital; d'autres, au contraire, ont cru que le compagnon était seulement voisin par un effet de perspective, comme celui de Véga, et pouvait servir à déterminer la parallaxe de cette curieuse étoile (il y a même une parallaxe calculée par Jacob). Ces déductions sont erronées* En réalité, les deux composantes de ce couple céleste restent fixes Tune par rapport à Tautre depuis cent ans qu'on les observe, mais elles forment néanmoins un couple physique, car un même mouvement propre les emporte de concert à travers l'immensité de l'espace. Nous verrons tout à l'heure que c'est vers cette région du ciel que le Soleil nous emporte, avec toutes nos destinées politiques et religieuses. Certes, aujourd'hui que nous connaissons la nature physique de cette étoile, sa constitution chimique, sa richesse personnelle comme étoile double, son mouvement dans l'espace, son rapport avec notre propre
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