‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complète du ciel visible à l'il nu et de tous les objets célestes faciles à observer;Chapitre 134 sur 399 · POSITION ACTUELLE · texte numérisé non relu

POSITION ACTUELLE

Ascension droite Déclinaison

CelJeno ^'^l'^W" n^hV,!

Electre 37.45 23.44,1

Taygète 38. 4 24. 5 ,4

Maïa 38.41 23.59 ,8

Astérope 38.45 24.10,7

Mérope 39.12 23.34 ,4

Alcyone 40.21 23.44,0

Atlas 42. 2 23.41 ,2

Pléione 42. 3 23.46,2

La longueur de cette petite république, d'Atlas et Pléione à Celœno, est de 4 minutes 23 secondes de temps, ou de 1° 6' d'arc; la largeur, de Mérope à Astérope, est de 36'. Dans le quadrilatère, la longueur, d'Alcyone à Electre, est de 36', et la largeur, de Mérope à Maïa, est de 25'. Il semble que si l'on plaçait la pleine lune devant ce groupe de neuf étoiles, elle le couvrirait entièrement, car elle paraît à l'œil nu beaucoup plus grande que les Pléiades tout entières. Or il n'en est rien. Elle ne mesure que 31', moins de moitié de la distance d'Atlas à Celaeno; elle est à peine plus large que la distance d'Alcyone à Atlas, et tiendrait tout entière entre Mérope et Taygcte sans toucher ces deux étoiles ! Il y a là une illusion optique constante et bien curieuse. Quand la lune passe devant les Pléiades et ne les occulte que successivement, on a peine à en croire ses yeux.

Voyons maintenant ce que les anciens nous ont légué pour l'histoire de ce groupe classique*

Les Pléiades sont remarquées, nommées, observées, depuis plus de quatre mille ans, par les Chinois d'une part, et par les Egyptiens et les Chaldéens d'autre part ; Job les cite, au dix-septième siècle avant notre ère, et Homère, comme Hésiode, au neuvième siècle. Eudoxe, Eratosthènes et Anaximandro en faisaient une petite constellation séparée du Taureau. Aratus, interprète d'Eudone, donne déjà leurs noms : « Electre, Alcyone, Celœno, Taygète, Stérope, Mérope et Maïa. » Ce sont, ajoute-t-il, les filles d'Atlas. Elles sont au nombre de sept; cependant on n'en voit que six; « toutefois la septième ne peut pas ^tre perdue, car aucune étoile ne se perd. »

Ovide dit à son tour dans les Fastes :

« On compte sept Pléiades, mais six seulement se montrent d'ordinaire. »

Il cherche ensuite l'explication de cette variation d'éclat ; mais c'est, comme on va le voir, une fantaisie toute mythologique :

« Si la septième est cachée, c'est sans doute parce que six seulement ont reçu les baisers des dieux : Stérope a vu Mars honorer sa couche, Alcyone et la belle Celœno ont reçu Neptune en la leur ; Maïa, Electre et Taygète ont passé tour à tour aux bras de Jupiter. Mérope, la septième, a épousé Sisyphe, un simple mortel : elle en rougit et se cache de honte. »

Puis, comme si cette explication ne le satisfaisait pas tout à fait, le poète ajoute :

« Après cela, celle qui est invisible pourrait bien être Electre, qui ne put supporter le spectacle de l'incendie de Troie et mit sa main devant ses yeux. »

Laissons la forme pour le fond. Il n'en résulte pas moins pour nous ce fait qu'aux temps d' Aratus et d'Ovide on ne voyait ordinairement que six Pléiades, mais que la légende ou la tradition en comptait sept.

LES PLEFADES ?i3

Si ces sept étoiles étaient bien celles qui portent encore ces noms aujourd'hui, Atlas était alors moins brillant que de nos jours, et Astérope (nom dérivé de Stcrope) pouvait être la septième, la plus petite des sept.

Mais voici des documents à la fois plus importants et plus embarrassants.

Ptolémée, contemporain d'Ovide, ne signale dans son catalogue que quatre Pléiades. On doit penser que c'étaient les plus brillantes, et l'intérêt actuel pour nous est de chercher à les identifier. Les voici, avec les positions en longitude et latitude données par Ptolémée :

A La boréale du côté occidental.. . .

B L'australe du même côté

C Au sommet suivant et le plus étroit.

D L'externe et petite du côté du nord.

Pour trouver quelles sont celles de nos Pléiades actuelles qui correspondent à celles-là, il faut calculer la longitude et la latitude actuelles de ces étoiles ; puis, comme la précession des équinoxes n'altère pas les latitudes, mais fait rétrograder les longitudes de 1° en 71 ans et demi, et les a reculées de 24° 28' pour les 1750 ans qui s'étendent de notre époque (1880) à celle de Ptolémée (130), il faut retrancher cette quantité des longitudes actuelles pour obtenir les positions correspondantes à l'époque de Ptolémée. Voici les résultats de ce calcul :

Grandeur.

Longitude,

latilude

SîMO'

Electre. .

Celseno. .

Taygète .

Mala. . .

Méropc. .

Astérope.

Alcyone .

Atlas.. .

Lon

itude.

Lalilude.

,'in 18S0.

L'an 130.

Résultat fantastique : il n'y a aucune correspondance entre ces positions et celles de Ptolémée. Pour mieux juger de la divergence vraiment surprenante qui se manifeste entre les deux états, traçons sur une même figure nos Pléiades calculées comme elles viennent de l'être et celles de Ptolémée [fig. 206). Les quatre étoiles de Ptolémée sont toutes extérieures à la figure moderne. Estce à dire pour cela que Ptolémée ou Hipparque ont bien observé, et que leurs étoiles existaient réellement là, tandis que les nôtres n'existaient pas? Non, assurément, car d'une part nous savons qu'il y avait déjà six ou sept Pléiades, et d'autre part, la rédaction de Ptolémée concorde assez bien avec la réalité, si ses mesures

ne concordentpas. Sa première étoile ^, „„^ , „,,. , , „, ,^„,„

r r Pj ogc Les Pléiades de Plolemée.

est <i la boréale du côté occidental x ;

ce doit être Taygète. La deuxième est « l'australe du même côté » ; ce doit être

Mérqpe. La troisième est « au sommet suivant et le plus étroit »; ce doit être

co Yu ïa

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...jb

SÔ

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2,11 LES PLEIADES

Atlas. Quant à la quatrième, « externe du côté du nord », elle est tout simplement introuvable.

Il n'y aurait rien de surprenant à ce que les anciens, dépourvus d'instruments de précision, eussent dans leurs mesures écarté ces étoiles les unes des autres, et à la rigueur on peut admettre que les trois étoiles marquées ici des lettres ABC sont celles de Ptolémée. Mais il s'en suivrait que la plus brillante de nos Pléiades, Alcyone, n'était pas remarquable à cette époque-là, et qu'Electre était également moins brillante que de nos jours. La plus brillante était alors l'externe du nord, actuellement introuvable, et encore, par surcroît d'incohérence, Ptolémée l'appelle petite, et la fait plus grande que les autres, de quatrième grandeur !

N'y aurait-il pas eu quelque erreur de transcription dans les copies de V Aimageste, qui pendant quatorze siècles ont précédé l'invention de l'imprimerie? On peut d'autant mieux le soupçonner, que sur les huit nombres des longitudes et latitudes de ces étoiles, il y en a quatre qui répètent le même chiffre (3° 40'). N'avons-nous aucun moyen de contrôler les faits? L'histoire de l'astronomie est muette là-dessus pendant neuf cents ans ; mais au dixième siècle l'astronome persan Abd-al-Rhaman al-Sùfl déclare qu'il donne la description du Ciel tel qu'il Vobserve lui-même ; et en effet, chaque fois qu'il remarque une différence entre Ptolémée et lui, il ne manque pas de la signaler. J'avais donc l'espérance de trouver en lui quelque éclaircissement du mystère ; mais il se trouve que luimôme ne signale que quatre Pléiades, qu'il considère comme étant les mêmes que celles de Ptolémée. Les voici :

Grandeur.

A La plus boréale du côté antérieur 5'

B La méridionale du même côté 5

C Au sommet suivant et dans l'endroit le plus étroit. 5

D Hors de leur côté boréal, petite brillante.. . . 4

Sùfl a ajouté 12°42' aux longitudes de Ptolémée pour les amener à son époque. Je ne pense pas qu'il les ait mesurées, mais il les a observées et trouvées telles que

Ptolémée les avait vues. « Il est vrai, remarque-t-il, que les étoiles des Pléiades sont au nombre de plus de quatre ; mais je me borne à citer celles-ci, parce qu'elles sont très proches l'une de l'autre et que ce sont les plus apparentes. »

Reconstruisons une double figure, comme précédemment, afin d'examiner de nouveau la môme correspondance : nous trouvons que, pour l'aspect général du groupe, c'est encore Taygète, Mérope et Atlas qui se rapprochent des trois premières étoiles de Sùfi. Quant à la quatrième, « la petite ïv on, T r,,. j ^c,n, ,. , , brillante au nord », elle est tout aussi in -

Flg. 207. — Les Pléiades de SûQ (x« siècle). , , , ', , , , ,

trouvable que dans lexemple précèdent. — La conclusion est la même pour l'écartement; car, depuis Ptolémée, ce sont les mêmes instruments rudimentaires qui étaient restés en usage. Elle est aussi la métne pour l'observation entière du groupe: l°les mesures n'ont pas une grande

Longitude*

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LES PLEIADES

précision et les erreurs peuvent dépasser un degré; 2° la plus brillante des Pléiades n'était pas Alcyone. A moins d'admettre que Hipparque, Ptolémée et Sûfl n'ont pas su voir et reproduire ce groupe comme un enfant saïu-ait le faire aujourd'hui, nous sommes forcés de conclure que de grands changements se sont opérés dans cette région du ciel. Ce n'est pas le groupe qui a tourné, en amenant Alcyone du nord à l'est, et ce ne sont pas non plus les étoiles qui ent changé de place, car les mouvements propres sont assez bien déterminés aujonrd'hui pour que nous sachions que depuis mille et deux mille ans les déplacements n'ont pu être qu'iusensibles. C'est l'éclat qui a pu et qui a dû varier.

Quelle pouvait être celte quatrième étoile, alors plus brillante que les autres ? Il y a actuellement au-dessus du groupe, à 53' de déclinaison au nord d'Alcyone et à 34" d'ascension droilo plus à l'ouest, une étoile de 7" grandeur, qui correspondrait assez bien à la position de Ptolémée et Sûfl, par 5" de latitude et sur la même longitude qu'Atlas. C'est sans doute là notre mystérieuse inconnue. Elle n'est pas dans le catalogue de Lalande (1800), ni dans celui de Piazzi (1800), ni dans celui de d'Agelet (même époque), ni dans celui de Bessel (1825), ni dans celui d'Armagh (1829-1854), ni dans celui de Washington (1845-1877), ni dans ceux de Radcliffe, ni dans ceux de Rumker, ni dans le B. A. C, ni dans Bradley, ni dans Flamsteed, ni dans les observations de Greenwich, ni dans celles de Paris. Cependant elle a été observée par Argelander, elle est gravée sur son grand atlas, etc'estle n" 571 de sa zone + 24°, par 3''39"'27" et 24''32',2 (1855). On la trouvera sur notre fig. 20-3, qui est une reproduction de cette partie de la carte d' Argelander corres-

pondant à cette région du ciel, et qui nous montre les environs des Pléiades en môme temps que les Pléiades elles-mêmes. L'étoile dont il s'agit est entourée d'un petit cercle. Je l'ai observée récemment et l'ai trouvée de 7»

grandeur : elle est sur le prolongement d'Electre à Maïa; au delà, sur le même alignement, on en voit une de 6«. — Elle est aussi sur la carte des Pléiades de Lahire (1693) et sur celle de Cassini (1708). C'est probablement là une étoile vai-iable,et il n'est pas impossible que ce soit la brillante des anciens.

Mais cou linuons notre enquête. Quatre cent soixante-dix ans après Sûfi, le petit-fils de Tamerlan, Ulugh-Beigh, observant le ciel à son tour, ne signale, lui aussi, que quatre Pléiades, qu'il décrit dans les termes suivants ;

Grandeur. Longitude. Latitude.

A A l'extrémité boréale du côté précédent 5" 52»1' 3o45'

B A l'extrémité australe du même côté 5 52.16 3.30

0 A l'extrémité suivante, au lieu le plus étroit . ... 5 52.49 3.45

D Extei'ne, petite, au côté boréal 4 52.58 4.9

Ai

Fig.

.— Les environs des Pléiades.

-nb

LES PLEIADES

C'est toujours la description de VAlmageste qui se conflnuo, et cepeod^iît Ulugh-Beigh déclare, comme Sûfl, qu'il a observé lui-môme l'état du ciel et corrigé les erreurs de Ptolcmée. Les positions ue »out pas les m^es, et elles se r:i;i|n'0chcnl davantage de l'état moderne. Construisons, comme précédommeHt,

une figure comparative et examinons-la.

On voit au premier coup d'œil que la figure d' Ulugh-Beigh est un peu trop basse et un peu trop à gauche, autrement dit un peu trop au sud-est. Quant à l'identification, je laisse au lecteur le soin de trouver luimême quelles sont les étoiles qui correspondent le mieux. On croirait presque qae la figure s'est toui'née de près d'un angle droit.

Copernic vient à son tour (1540). C'est toujours la même description littéraire à peu près :

Fis

. 20D. — Les Pléiades d'Ulugh-Beigh (XV» siècle).

Graadeur. Longitude Lalilude.

A A l'extrémité boréale du côté précédent 5» 55»30' 4.30'

B A l'extrémité australe du même côté , . .5 5.*). 50 4.40

C A l'angle le plus aigu, et suivant 5 57. 0 5.20

D La petite, séparée des extrêmes (a6 exiremis secfa). 5 56. 0 3. G

Los positions sont encore [Jus incohérentes que précédemment, comme on l'icut en juger par la fig. 2[0. q ii; j'ai tracée à la même échelle que les précédentes.

Ce serait peine perdue d'essayer aucune identification : les positions ne correspondent même pas au texte de la description ! Il est certain que l'immortel astronome n'a pas fait ici d'observation personnelle; il a seulement reproduit le Catalogue de Ptolémée en faisant la correction de précession et avec des fautes nouvelles. Cette figure ne ressemble pas plus aux Pléiades qu'à n'importe quoi.

Il faut avouer que cette enquête est véritablement remarquable en surprises désagréables. Mais ayons de la persévérance et continuons.

Tycho-Brahé observe le ciel, restaure l'astronomie sidérale et nous donne la descrip-

Fig.îlO. — Les Pléiades do Copernic . ... «

(xvi« siècle). tion Suivante du même groupe :

Grandeur.

1» L'occidentale des trois brillantes 5"

2» La petite, proche de l'occidentale. . . 6

3° Au milieu, et la plus brillante 3

4° Celle qui est à la pointe, à lest 5

Longitude.

Lalituda

LES PLEIADES

Ici, Alcyone paraît pour la première fois. Nous commençons enfin à approcher de la réalité, comme on peut en juger par notre diagramme comparatif (firj. 211). La première, la troisième et la quatrième étoiles de Tycho-Brahé sont évidemment Electre, Alcyone et Atlas ; les positions coïncident à une minute d'arc près, ce qui est vraiment extraordinaire, quand on songe aux instruments employés avant l'invention des lunettes. Voici > en effet, les positions de ces trois étoiles, calculées pour l'an 1600, et celles de Tycho •

lo '

so

Se/

sa

Fig.2n.— Les Pléiades de Tycho (1590).

Longitude calculée Tjcho

Electre 53» 49' 530 50'

Alcyone. .• 54.24 54.24

Atlas 54.46 54.47

Latitude

calculée

Tycho

4oll' 4. 2 3.55

actuelle Tjcbo

Cette harmonie nous rafraîchit un peu, après tous les tracas par lesquels nous venons de passer ; en arrivant ici, nous éprouvons un peu la sensation du calme après l'orage, du paysage clair et parfumé après la poussière, du ciel pur après les nuées sombres et la tempête. Les grandeurs mûmes de ces étoiles sont satisfaisantes. Il y a une erreur de 4' en longitude et de 6' en latitude pour sa deuxième étoile qu'il annonce comme « proche de l'occidentale » , ce qui ne convient guère à Mérope, car elle n'est pas plus proche d'Electre que d'Alcyone, au contraire. Nous serions conduits à admettre que cette étoile n'est pas Mérope, mais le n° 7 de Bessel (120 de Wolf), qui correspond exactement à la position de Tycho, si justement, vers la môme époque, Moestlin, le maître de Kepler, n'avait vu et mesuré dans les Pléiades les onze étoiles reproduites {fig. 212), où l'on voit Mérope à sa place et non l'étoile n° 7 dont nous venons de parler. Cette carte ancienne des Pléiade? a été faite il y a. trois cents ans, le 24 décembre 1579; eUe correspond d'une manière remarquable avec l'état actuel du ciel. L'étoile du bas doit être notre n"! (fig. 203) et l'étoile du haut doit être notre n" 9. Moestlin n'a pas indiqué les grandeurs.

Nous pouvons considérer cette carte comme la plus ancienne que les annales de l'astronomie nous aient conservée.

Pourquoi Tycho n'a-t-il signalé que quatre Pléiades? Sans doute parce que, les observant à propos d'une occultation, il n'a eu que ces quatre

à mesurer ^'^' ^'■'' ~ ^^^ Pléiades de Bayer (1630)

Tycho-Brahé, qui a calculé les positions de son Catalogue pour l'an 1600,

ASTflONOMIE. — SUPPLÉMENT. 38

Fig. 212. — Les Pléiades de Moestlin (1579).

observait versl'an 1590. En 1603, Bayer publiait, dans la carte de son Allas, consaci rc au Taureau, le pelitdcssin des Pléiades, reproduit ici {fig. 213) : il correspond

h peu près exactement à ce que nous voyons aujourd'hui. Taygète "I est un peu plus petite que Maïa.

En 1610, Galilée dessina la première carte des Pléiades vues dans une lunette, et il la publia plus lard dans son Nuntiiis Sidereus ou Courrier du Ciel. Elle co?nprend 36 étoiles, comme on le voit dans la reproduction ci-contre [fig. 214).

Leur position correspond bien à l'état actuel, quoique Maïa soit un peu trop haut et Celœno beaucoup trop bas. L'étoile la plus brillante est Alcyone, de quatrième gran- . Fig. 214. - Les Pléiades de Galilée (iciuj. dcur ; Atlas, Mcrope, Maïa, Taygète

et Electre sont de cinquième ; Pléione et les deux Astéropes sont de septième ; Celœno est de sixième. On en voit une autre, non loin d'elle, de même grandeur; deux au sud (les n"' 11 et 7 de notre fig. 204), et deux au nord (le n" 13 de notre dessin et une autre). D'après le dessin de Galilée, Pléione eût été alors moins brillante que Gelœno et que notre n" 11 (FI. 26) ; c'est le contraire aujourd'hui.

On trouve dans VAlmagestuni Novum de Riccioli (1051), au chapitre De Stellis fixis, p. 399, une description du groupe, dans laquelle il est dit que la plus brillante du quadrilatère est Maïa, mère de Mercure, de troisième grandeur. Viennent ensuite, dit-il, formant avec elle le quadrilatère, Stérope, Taygète et Gelœno; puis Electre, Mérope et Alcyone. Il faut croire qu'à cette époque les noms étaient distribués autrement que de nos jours, car nous venons de voir, par les observations de Tycho, Bayer et Galilée, que c'était bien alors notre Alcyone actuelle qui était la plus brillante. Riccioli ajoute : « Michel Florentius Langrenus les a observées et en a fait le dessin exact, qu'il m'a envoyé et sur lequel il a ajouté deux étoiles jusqu'alors innommées, qu'il a appelées Atlas etPléione. Je ne sais si ce sont celles que Vendolinus prétend avoir observées comme nouvelles. » Riccioli, malheureusement, ne publie pas ce dessin. Dans son Astronomia reformata (1665), il donne (p. 266) les positions des étoiles du groupe, nommées comme nous les nommons aujourd'hui. Les voici, avec les longitudes et les latitudes calculées, dit-il, pour l'an 1700 :

Grandeur.

Electre 5°

CelEeno 7

Taygète 5

Maïa 6

Mérope 5

Astérope 7

Alcyone 3

Atlas 6

LoBgilude

Latitude

LES PLEIADES

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