V., 4,8 et 11, à 10", est un peu moins difficile
Pointer une lunette sur 6 : très beau champ d'étoiles.
En définitive, il n'y a dans cette petite constellation qu'une belle étoile double, y, mais en revanche elle est fort jolie, et l'on peut l'admirer avec le plus faible instrument, par exemple avec nos lunettes n° 1 et n° 2 munies de leur simple oculaire terrestre. Si nous n'avions pour principe constant de ne signaler ici que les observations les plus faciles à faire, nous pourrions indiquer un autre groupe, très fin et très délicat, une ravissante étoile triple, qui n'est, du reste, pas difficile à trouver, car elle brille d'une tranquille clarté entre |3 et C du Dauphin, et si l'on dirige une lunette sur ces deux étoiles ( qui peuvent entrer toutes les deux dans le champ dont nous venons de parler), on ne peut pas s'empêcher de la voir. Mais ses composantes ne sont que de septième à huitième grandeur, fines comme des piqûres d'aiguille, et il faut mettre l'instrument bien au point pour qu'elles se détachent nettement sur le fond noir du ciel. Distances : AB = 26"; BC = 57"; AC = 69". — Nous donnerons plus loin les indications utiles pour tirer le meilleur parti possible des instruments que l'on peut avoir à sa disposition. — Notre fig. 1 25 représente ce champ de l'oculaire terrestre (image droite) des lunettes de 50 et 75 millimètres, avec les deux brillantes étoiles dans le champ, d'après l'observation que je viens d'en faire ce soir même (6 juillet 1880), en écrivant ces lignes, le télescope d'une main et la plume de l'autre.
Les constellations que nous venons d'étudier nous amènent maintenant en pleine Voie lactée, et nous arrivons ici à la description de l'une des régions du ciel les plus splendides.