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var.
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L étoile |3
varie
également
: elle est actuellement fort inférieure
à Y, tandis qu'à Tépoque de Tycho et de Bayer, elles étaient toutes deux de troisième grandeur. Comme ce n'est pas sa position qui peut avoir influé sur sa dénomination, il est certain qu'elle a diminué
d'éclat.
L'étoile 73 varie régulièrement de 3,5 à 4,7 en 7 jours 4 heures
Fig. 161. — Principales étoiles de la constellation de l'Aigle.
13 minutes 53 secondes, soit par sa rotation, soit par la révolution d'un anneau cosmique autour d'elle. — Variation très facile à suivre à l'œil nu, et fort intéressante pour le penseur qui aime à sentir la vie circuler dans l'univers.
i, anciennement de 3' grandeur, est tombée à la 4*^ 1 1'2.
Au contraire, x, de 5" grandeur, s'est élevé ù la 3" au temps de Tycho et de Bayer.
L'AIGLE. — LÉCU DE SOUIESKI 23:i
^, varie de la 4' à la G*.
V, non observée par les anciens, était de 4" grandeur au temps de Bayer.
Hipparque et Ptolémée signalent $ comme étant de 3° grandeur et demie. Au sixième siècle, Sùfi remarque qu'elle n'est plus que de 5" ; Tycho ne l'a notée que de 6".
L'étoile T, de 6" grandeur, est de 4' dans le catalogue de Ptolémée.
L'étoile n" 1 1, de 5" grandeur, a été notée de 7" par Piazzi, et l'étoile n° 12, de 4* grandeur, a été notée de 5" 1/2 par le môme observateur.
L'étoile n" 56 a été vue de 5" par Flamsteed, de 6" par Piazzi, de 6" 1/2 par Lalande, et je l'ai estimée à 6,2, Mais, ni Argelander, ni Heis ne l'ont inscrite parmi les étoiles visibles à l'œil nu. Elle descend donc à la septième grandeur, quoique en général elle soit de sixième.
On voit que cette constellation est particulièrement remarquable au point de vue des variations séculaires qui s'accomplissent dans cette région du ciel. Elle peut être signalée comme exemple des transformations plus ou moins rapides que subissent de siècle en siècle tous ces lointains soleils disséminés à travers l'infini. L'examen du catalogue de Flamsteed montre en outre que cinq de ses étoiles de A' et 5* grandeur manquent à la liste précédente ; mais elles n'ont pas disparu pour cela : elles sont incorporées dans la petite constellation de VÉCU de Sobieski, créée vers l'an 1660 par Hévélius en l'honneur du héros polonais. « L'une de ces étoiles, dit-il, représente sa royale personne, l'autre la reine, la troisième leur fille unique, la princesse ; on voit aussi les quatre princes actuellement vivants : tous immortels. » Si j'étais chargé par un concile œcuménique d'astronomes de faire une édition définitive des figures célestes, je commencerais par jeter ce Bouclier dans l'oubli; puis je condamnerais Antinous au même sort, et je laisserais toute cette province inscrite sur la seule et unique dénomination de l'Aigle, qui lui suffit amplement. En attendant, inscrivons-la ici et signalons-la pour mémoire.