‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complètes du ciel visible à l'oeil nu et de tous les objets célestes faciles à observer; supplément de l'Astronomie populaireChapitre 119 sur 411 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Le Taureau : Les Pléiades; les Hyades; Aldébaran. — Les Gémeaux: Castor et Pollux. — Le Petit Chien : Procyon.

Nous arrivons ici à l'une des contrées du ciel les plus riches et les plus splendides, à la région illustrée par les Pléiades, par les feux d'Aldébaran, par les Gémeaux Castor et Pollux, par une zone opulente de la Voie lactée, par les scintillements dorés de Procyon, et, plus au sud, par la plus belle constellation du ciel, le géant Orion, aux pieds duquel rayonne l'éblouissant Sirius. C'est à partir d'octobre que le Taureau et ensuite les Gémeaux s'élèvent au-dessus de nos têtes et se révèlent à notre contemplation ; ces magnificences étoilées se déploient au sud pendant nos longues nuits d'hiver, et jusqu'en avril, jusqu'en mai même, on peut suivre vers Touest les Gémeaux, qui, insensiblement, descendent comme deux frères inséparables , pour s'endormir ensemble dans les brumes de l'horizon occidental.

Les Pléiades sont si connues et si faciles à trouver, que tonte indication pour leur recherche doit paraître superflue. Remarquons cependant, pour les personnes qui voudraient, non pas seulement les nommer en les voyant, mais les chercher dans le ciel, qu'il est inutile de les chercher en été, attendu qu'elles restent invisibles sous notre horizon d'avril à août, qu'elles commencent à paraître le soir, en septembre, se levant vers neuf heures du soir, s'élèvent davantage à l'orient en octobre, encore davantage en novembre, trônent en plein sud en décembre et janvier et au sud-ouest en février, puis descendent en mars et se couchent définitivement en avril. Elles sont précédées au loin, vers l'ouest, par Andromède et le carré de Pégase, et suivies, à l'est, d'abord par l'étoile d'or d'Aldébaran, ensuite, plus loin, par les Gémeaux et Procyon. Au-dessus d'elles, au nord-est, brille Capella, du Cocher. Au-dessous, au sud-est, et au delà d'Aldébaran, trône l'immense figure d'Orion. On se rendra compte de cet ensem ble à l'aide de notre fig. 195.

Les Pléiades ont été remarquées dès la plus haute antiquité. Notre esprit contemplatif, qui aime à remonter vers les vieux siècles éva-

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