Les Pléiades de Riccioli (lCtJ
Les lougiludes sonL en moyenne de 30' trop faibles, et coiTespf)ndent, non pas à l'époqae de 1700, comme le disent tous les Catalogues, mais à trente-six ans aupai-aviiul, à raison do 50', 3 par an. Cotte date (1(JG4) est précisément celle de la réduction de l'ouvrage. Seulement l'auteur a avancé Alcyone, qui se trouve à peu près à sa position pour 1700 ; et il n'a fait que pour cette étoile son calcul de précession, de sorte que si l'on dessine les Pléiades avec les nombres de Riccioli, Alcyone vient se placer à gauche d'Alias, en dehors du groupe, comme on le voit (fuj. 215). Le plus curieux est que, en reproduisant ce Catalogue, depuis deux siècles, les astronomes ne se soient jamais aperçus de la transposition.
Riccioli a fixé vers cette époque les noms donnés aux Pléiades. Nous devons remarquer toutefois qu'il avait donné le nom d'Astérope, non pas à l'étoile double qui le porte aujourd'hui, et située de son temps par 55''1' et 4''34', mais à l'étoile située entre ■J'aygète et Maïa, aujourd'hui de neuvième grandeur et notée alors do septième.
Vers la même époque, lîévélius décrit aussi ce groupe si célèbre et donne les positions suivantes pour l'an 1660 :
Cr. Long. Lalilnili
La brillante 3* 55» 16' 4" 1
A l'angle occidental. . 5 54.47 4.34 A l'angle oriental. . . 6 55.38 3.5Î Précéd. la brillante.. 6 55. 1 4.23 La préc. (les inférieur. 5 54.42 4. 6 La suivante des iufér. 5 54.53 3.56
Le tracé de la figure montre les divergences. Elles ne sont pas considérables,
quoique plus fortes que dans Tycho. ^^3- S'i"
La première est Alcyone, la deuxième Taygète, la troisième Atlas, la quatrième Maïa, la cinquième Electre et la sixième Mérope. Atlas et Maïa étaient alors moins brillantes que de nos jours. — On sait qu'Hévélius persistait encore à observer à l'œil nu.
A dater de cette époque (1660 à 1680, 23- ■ fondation des Observatoires de Paris et de Greenwich), on substitue les ascensions droites et les déclinaisons
aux longitudes et aux latitudes. Les ,-^. ,17. ^es Pléiades de Flamsleed (IWrt.
Fig. ini. — Les Pléiades Uileveiius \\^i\Ai
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LES PLEIADES
premières observations que nous pouvons qualifier de modernes sont celles de Flamsteed, vers l'an 1690, 11 observa treize étoiles dans le groupe qui nous occupe et les désigna par les n°' 16 à 28 du Taureau, numéros qu'elles porteat encore. Les voici :