‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complètes du ciel visible à l'oeil nu et de tous les objets célestes faciles à observer; supplément de l'Astronomie populaireChapitre 132 sur 411 · V. ^.---"SS · texte numérisé non relu

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Flg. 2t4. — Mouvements propres des Hysulos.

LA COxNSTELLATION DU TAL'RliAU 307

angle de 45° à 50° avec celui du mouvement général des Hyades. Il n'est donc pas douteux que ce soit là aussi un groupe piiysi(jue do soleils associés dans une destinée commune^ et il est presque certain (jue le radieux Aldébaran n'en fait pas partie. Il est sans doute en avant, de ce côté-ci, et l'étoile -k en arrière, isolée dans le désert infini.

Cette discussion sur les Pléiades a été longue et laborieuse; mais les divergences et les difTicultés se sont montrées si grandes dès l'origine, qu'elles réclamaient une enquête rigoureuse et qu'elles nécessitaient un examen comparatif complet de tous les documents pouvant servir à l'histoire scientifique de ce groupe célèbre. Nous venons de reproduire les principaux, en omettant ceux qui n'avaient aucune valeur, car il n'est pas inutile de remarquer que sur plusieurs atlas et globes célestes modernes (par exemple, sur le plus grand et l'un des plus soignés qu'on ait jamais construits, sur le grand globe de Coronelli, gravé pour Louis XIV en 1G93), les Pléiades ne sont souvent représentées que sous l'aspect d'un amas quelconque, composé de o, 6, 7,8, 9 étoiles jetées sans ordre les unes à côté des autres. On agissait là comme dans les autres branches de la science, en négligeant certains détails qui paraissaient insignifiants. C'est ainsi que dans les ouvrages d'anatomie, le cerveau humain était tout simplement dessiné comme un paquet d'intestins, sans avoir égard aux circonvolutions les plus essentielles nicme et les plus caractéristiques de cet organe. Aujourd'hui la science est plus exigeante (').

Revenons maintenant à notre description générale de la constellation du Taureau. Parmi les amas d'étoiles et nébuleuses qui lui appartiennent, il en est un dont Tobservation est accessible aux instruments de moyenne puissance : c'est la nébuleuse en forme de poisson ou de crabe, que les Ang-lais appellent cra,hnebula, à cause de ses franges et de ses appendices si curieux. Cette nébuleuse du Taureau se trouve à 1° au nord-ouest, ou nord précédent, de l'étoile Ç, et elle porte le n" 1 du catalogue de Messier. Cet astronome la découvrit accidentellement en suivant la comète de 1758, et c'est ce qui le conduisit à construire son catalogue de nébuleuses. On l'appelait « le F'g- 22^- - Nébuleuse du Taureau, vue , , , , .^ ^ . ,., dans une lunette de moyenne puissance.

chercheur de comètes du roi » ; mais s il

n'avait cherché de comètes que pour Louis XV, on peut croire qu'il

(*) Nous aurions pu encore signaler d'autres irrégularités, d'un ordre purement grammatical. Ainsi, dans son beau travail sur les Pléiades, M. Wolf, de l'Observatoire de Paris, appelle constamment Alcyone Alcyon, ce qui dénature toute l'histoire mythologique de cette famille célèbre; M. Ilouzeau, directeur de l'Observatoire de Bruxelles, appelle Celaîno, Seleno, comme si elle était parente de la Lune; etc. Mais ce sont là des détails.

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