‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complètes du ciel visible à l'oeil nu et de tous les objets célestes faciles à observer; supplément de l'Astronomie populaireChapitre 140 sur 411 · LE PETIT CHIEN · texte numérisé non relu

LE PETIT CHIEN

luation un peu trop faible que Tycbo ne l'a noté que de deuxième grandeur.

p a certainement augmenté d'une grandeur entière depuis Ptolémée, Sûfi et Ulugh-Beigh.

Aucune des autres étoiles de cette petite constellation n'a été signalée par les anciens. Tycho remarque le premier y, 6 et i 1 ; ce qui porte à croire que e était plus faible alors que de nos jours, car aujourd'hui il est difficile de voir y sans voir e. L'étoile n° 6 était certainement plus faible du temps d'Hévélius, car dans sa description, très soignée d'ailleurs, il ne parle pas de cette étoile, aujourd'hui plus brillante que les autres dont il donne les positions. L'étoile n" 11 •est aussi descendue d'une grandeur au moins entre Bayer et Hévélius. L'étoile P. VII, 289, a été estimée de quatrième grandeur par Flamsteed et Lalande, de cinquième par Piazzi, et de sixième par Argelander. L'étoile P. VII, 249 était invisible à l'œil nu en 1840; mais en 1660, Hévélius l'a notée, à l'œil nu, de cinquième grandeur.

Ce sont là des fluctuations plus ou moins prononcées , mais certaines, et dont la considération ne laisse pas que de modifier profondément les idées admises jusqu'à présent, et unanimement enseignées, sur la fixité, la ^permanence, la stabilité presque immuable des étoiles disséminées dans les campagnes de l'infini.

(Par suite d'une erreur, qu'il n'est pas inutile de corriger, l'étoile P. VII, 289, qui se trouve incontestablement dans les limites de la constellation du Petit-Chien, et qui brille à l'est de Ç, se nomme 13 du Navire dans les catalogues (Flamsteed, Piazzi, etc.). Or le Navire est relégué fort au sud, et entièrement séparé du Petit-Chien par la Licorne.)

Il y a là trois variables périodiques, R, S et T, qui oscillent, la première en 337 jours de 7,2 à 10, la deuxième en 324 jours, de 7,6 à 13, et la troisième en 340 jours, de 9 à 14. Mais on ne les voit jamais à l'œil nu, et leur étude est en dehors de notre programme actuel. • L'éclatant Procyon s'impose spécialement à notre attention par la grandeur de son mouvement propre et par une irrégularité curieuse découverte dai s l'analyse de ce mouvement lui-même. La marche anmielle s'élève à — 0*,047 en ascension droite et à — 1', 06 en déclinaison, ce qui donne pour résultante une ligne dirigée vers le sudouest et mesurant 1', 27, soit 127" par siècle ou 21' en mille ans. Il ne hii faut pas plus de quinze cents ans pour se déplacer dans le ciel d'une quantité égale au diamètre apparent de la lune. Dans douza mille ans, si le mouvement se continue en ligne droite, cette belle

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