PROCYON
met en évidence la fij. '266. La résultante est de I 'i(J'.» millions de lieues — en supposant notre observatoire immobile. Mai.^ en léalité. nous entrons pour une partie notable dans ce mouvement, peut-être pour un tiers.
Mais ce n'est point encore là le fait le plus curieux de l'analyse du mouvement de Procyon. Au lieu d'être uniforme et régulier, ce mouvement est quelquefois plus lent, quelquefois plus rapide, et au lieu de suivre une lij^ne droite, il oscille légèrement de part et d'autre de la trajectoire. D'après un travail de l'astronome Auwers, ces irrégularités s'expliqueraient en admettant que cette étoile est attirée par une autre située dans son voisinage et formant un même système avec elle, et que Procyon tourne, dans un plan perpendiculaire au rayon visuel, autour d'un centre de gravité situé à 1",2, les deux astres opérant l'un autour de l'autre leur révolution en une période de 40 ans environ.
Des perturbations analogues ont été, comme nous le verrons plus loin, constatées sur Sirius, et la prédiction théorique a été brillamment confirmée par la découverte du satellite, faite en 1862, dix-huit ans après la prédiction de Bessel. Il n'en a pas encore été de même pour Procyon, quoique M. Otto Struve, directeur de l'Observatoire impérial de Russie, se soit imaginé avoir découvert ce satellite, et, ce qu? est plus bizarre encore, ait cru l'observer pendant deux ans, justement du côté où la théorie l'annonçait, à 90" et 12", 5 en 1873> à 100° et iV',1 en 1874. On a fait beaucoup de bruit de cette découverte ; puis en la vérifiant à l'aide d'instruments plus puissants que jCelui de Poulkowa, on s'est aperçu que l'astre de M. Otto Struve
Fig. 23f-,— Ifouveirent de Procyon dans l'espace.