LE PETIT CHIEN
n^existe pas. C'est là un remarquable exemple d'illusion, bien rare chez les astronomes.
Les télescopes géants permettent d'apercevoir dans le voisinage de Procyon plusieurs petits points presque éclipsés par son éblouissante lumière. Dans les instruments de moyenne puissance, on distingue les trois plus éloignés, l'un, de 8^ grandeur à 346", l'autre
de 8*= I à 371", et le troisième, de 7* grandeur, à 652".
(Je donne ici mes mesures, faites en 1877.) Ces étoiles ne partagent pas le mouvement propre de Procyon, et gisent fort. loin au delà de ce soleil dans l'infini. La dernière de ces étoiles est une double fort élégante et très serrée, à 1^,4, formant un système orbital qui a tourné de 27° depuis cent ans. Vers 1° ai. sud-est de ce couple, il y a une belle
Fig.237.-Etoilesvoisines de Procyon (1- = 20V ^tolle OraUgéC, de Septième
grandeur et demie. Ajoutons encore que Tamiral Smyth a mesuré en 1833 une étoile de 8* grandeur, à 85% c'est-à-dire à l'est, et à 145", que personne n'a jamais revue depuis à cette distance, et que l'on a considérée comme variable, mais qui doit être tout simplement le compagnon que j'ai mesuré en 1877 à 81° et 346", l'amiral ne l'ayant mesuré qu'une seule fois et aj^ant pu se tromper dans la transcription de la distance.
On voit que malgré son exiguïté, la constellation du Petit-Chien n'en garde pas moins, dans Procyon et dans son voisinage, des curiosités sidérales dignes de l'attention du contemplateur du ciel. Elle complète admirablement celle des Gémeaux et couronne par son diadème les richesses de Castor et Pollux.