LA BALANCE
sance d'Octave-Auguste tombait au commencement de la Balance. De plus, c'est là qu'était apparue la fameuse comète qui plana dans le ciel à la mort de Jules César et dans laquelle la piété du peuple avait vu l'âme de César elle-même s'envolant dans les cieux.
Virgile lui-môme semble reconnaître une autre étymologie à ce nom de Balance :
Libra die somnique pares ubi fecerit horas,
Et médium luci atque umbris jam dividet orbem,
Exercete, viri, tauros...
« Quand la Balance rend égales les heures du travail et les heures du sommeil, quand le jour et la nuit se partagent également le monde, laboureurs, conduisez vos taureaux aux champs. ... »
Mais c'est encore là une origine erronée. La Balance existait dans le Zodiaque avant l'époque où elle marquait l'équinoxe d'automne. Son nom est dû à ses deux étoiles principales qui sont d'égale grandeur, assez écartées l'une de l'autre, et donnent fort simplement l'idée de deux plateaux de balance. On a prétendu aussi que les anciens ne connaissaient pas la balance à deux plateaux, et que les Romains, notamment, se servaient de l'instrument que nous appelons balance romaine. Nouvelle erreur : la balance dite romaine ne vient pas du tout des Romains, mais des Arabes : son nom dérive du mot arabe rommana, poids; et la plus ancienne balance, la plus naturelle, est la balance à deux plateaux.
Primitivement, le Scorpion étendait ses serres jusqu'aux pieds de la Vierge. A l'époque où l'on a assigné un signe au soleil pour chaque mois de l'année, les onze constellations zodiacales ont dû faire place à douze, et c'est celle du Scorpion qui a été scindée en deux. Le Scorpion proprement dit a formé une constellation, et les serres en ont formé une autre. Hipparque et Ptolémée conservent encore les Serres, continuant Eudoxe et Aratus. Mais le prêtre égyptien Manéthon, qui vivait sous Ptolémée Philadelphe, au ni' siècle avant notre ère, remarque déjà que les serres ont été changées en plateaux de balance, à cause de la similitude. \
Ptolémée ne comptait que huit étoiles dans cet astérisme (a, ^, y, ^t h ^} P 6^ ")» 6^ ^^^^ ^ux alentours. Nous n'en comptons guère plus aujourd'hui , de la première à la cinquième grandeur inclusi* Yement.
La comparaison de l'éclat actuel de ces étoiles avec les éclats anciennement observés montre, comme on le voit par le tableau ciaprès, que plu''V''i"i'.j variations importantes se sont opérées.