‹ Les étoiles et les curiosités du ciel; description complètes du ciel visible à l'oeil nu et de tous les objets célestes faciles à observer; supplément de l'Astronomie populaireChapitre 193 sur 411 · LE ZODIAQUE · texte numérisé non relu

LE ZODIAQUE

tion de la zone zodiacale dans la sphère grecque à Œnopide de Chio, contemporain d'Anaxagore. C'est seulement vers le sixième siècle avant notre ère que notre zodiaque a reçu les noms qui nous ont été

Sagittarius

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Fig. 290. — Un zodiaque de l'an 1489.

conservés; encore la Balance n'a-t-elle été détachée du Scorpion qu'au troisième siècle avant notre ère.

Sans doute, le lever matinal ou crépusculaire de certaines étoiles ou de certains groupes remarquables situés vers l'écliptique avait frappé les observateurs, et nous avons vu, notamment, que les Pléiades ont joué le principal rôle dans l'établissement des premiers calendriers. Il y a bien des milliers d'années que le chemin zodiacal est

LES SIGNES DU ZODIAQUE Hi

tracé par le cours de la Lune et des planètes; mais il n'y a pas plus de trois mille ans que notre zodiaque actuel est dessiné.

Nous parlions tout à l'heure de Fomalhaut, ou a du Poisson austral. Remarquons à ce propos que Aldébaran du Taureau, Antarès du Scorpion, Régulus du Lion et Fomalhaut se trouvent à peu près à angle droit l'une avec l'autre et partagent le ciel en quatre parties égales. Ces quatre étoiles, brillantes et remarquables, appelées aussi étoiles royales, étaient vénérées par les Perses 2500 ans avant notre ère, comme les quatre gardiens du ciel. Alors Aldébaran, ou l'œil du Taureau, était dans l'équinoxe du printemps et gardien de l'est; Antarès, ou le cœur du Scorpion, se trouvait précisément dans l'équinoxe d'automne et était le gardien de l'ouest; enfin Régulus, le cœur du Lion, n'était qu'à une petite distance du solstice d'été, et Fomalhaut, à une petite distance du solstice d'hiver, de manière à désigner pour les Perses le midi et le nord. C'est sans doute de ces mêmes étoiles que parle le Chou-Kimj, le monument historique le plus ancien et le plus authentique de la Chine, lorsqu'il rapporte que l'empereur Yao, vers l'an 2357 avant notre ère, ordonna aux astronomes Hi et Ho d'observer « l'étoile Niao du printemps; l'étoile Ho de l'été; l'étoile Hiu de l'automne, et l'étoile Mao de l'hiver, en vérifiant en même temps l'ombre du soleil ». A cette époque lointaine, ces quatre étoiles réglaient la mesure du temps et le calendrier ; elles réglaient même les affaires politiques.... Mais de tous les peuples anciens qui les ont consultées, Egyptiens, Babyloniens, Perses, Mèdes, Chinois, tous ont disparu, excepté cette étrange Chine qui semble cristallisée depuis quatre mille ans.

On s'est souvent demandé quelle est l'origine des signes par lesquels chacune des douze constellations zodiacales est représentée depuis un temps immémorial. Les voici, tels qu'on les reproduit encore aujourd'hui dans les almanachs :

Poissons Bélier Taureau Gémeaux Cancer Lion • Vierye Balance Scorpion SagîWlte Capitcoriie Verseau

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Sur ces douze signes, six sont faciles à expliquer : — Deux poissons dos à dos, — Cornes de béher, —Tête de taureau,— Balance,— Flèche

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