LES ETOILES DU GRAND CHIEN
3" |, nous la voyons aujourd'hui de 4% Hévélius l'a faite de 5* et Piazzi de 6%
Tout à côté, l'étoile 27, aujourd'hui moins brillante que 28, a été vue plus brillante, et estimée, de 4-5 par Piazzi. Argelander et Heis l'ont inscrite de 5 |, Behrmann de 6^ et Flamsteed de 7^
L'étoile >., au pied de la figure, entre Ç et â, n'est incorporée dans le Grand Chien que depuis Bayer. Ptolémée, Sùfi, Ulugh-Beigh l'avaient inscrite comme la cinquième des externes, et plusieurs atlas, notamment ceuxd'Hévélius et Flamsteed, l'ont dessinée à l'extrémité du rameau que la Colombe porte dans son bec. Ptolémée l'a faite de quatrième grandeur, et Sùfi expressément de cinquième. Mais comme elle est à peu près de 4 |, peut-être ne varie-t-elle pas.
o' est une étoile orangée qui a été estimée de 4^ à la fin du siècle dernier par Piazzi et Lalande, puis uniformément de 5% et qui est actuellement une brillante de 4^
L'étoile 6 v* est actuellement invisible à l'œil nu pour les vues moyennes ; c'est une petite de la sixième grandeur. Or sur l'atlas de Bayer elle est parfaitement visible, de même grandeur que sa voisine v'^ et que v^, c'est-à-dire de cinquième. Elle est absente de l'atlas d'Hévélius. Sûfi, dans sa description si minutieuse, n'en dit pas un mot. Flamsteed l'a toutefois inscrite de cinquième, comme Bayer. Nous en concluons donc qu'elle varie au moins d'une grandeur, probablement de 5 à 6 |. Sa nuance est rougeâtre, comme celle de v"^ etv^. C'est une étoile double : elle se montre accompagnée à 30" à l'ouest d'une étoile de 8* grandeur, v^ et v^, qui étaient respectivement de cinquième et sixième grandeur, il y a vingt ans, sont plutôt "en ce moment de la quatrième et de la cinquième. (Le 28 février 1798, Lalande a estimé v"^ de 3 |- et v' de 4 |.) Décidément les étoiles sont moins immuables qu'on le pense.
Voyez, du reste, les plus brillantes môme de notre constellation :
On avait autrefois Tordre suivant d'éclat :
Au temps de Tycho et Bayer on a
on
de 3e de 3e de 4e
grandeur
de 2 de3" de 4'