PRINCIPALES ÉTOILES DU PETIT LION
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Quoique la constellation n'ait été formée qu'au xvii' siècle, les étoiles qui la composent avaient déjà été observées antérieurement, notamment par Tycho- Brahé, vers 1590. On voit que l'ordre de leur éclat n'est plus le même qu'autrefois. La plus brillante était la première de la petite liste qui précède (37) et on l'appelait prœcipua, nom qu'elle porte encore dans le catalogue de Piazzi, en 1800. Flamsteed, vers 1700, l'a notée une fois de quatrième grandeur, une fois de quatrième et demie et trois fois de sixième. Lalande, vers 1800, l'a notée une fois de troisième, une fois de troisième et demie et une fois de quatrième et demie. Actuellement (mai 1880), elle est presque de cinquième grandeur, et la plus brillante de la constellation est celle qui porte le n° 46. Elle a donc cei> tainement varié d'éclat. Fait assez curieux, le même raisonnement s'applique aux deux étoiles suivantes, 30 et 42.
La dernière, qui était certainement de sixième grandeur au temps d'Hévélius, était de quatrième en 1590 et est actuellement de ciRquième.
C'est une région du ciel assez remarquable par ces variations. Il y a là, non loin de celles qui portent les n"» 21 et 10, une petite étoile qui varie de la sixième à la onzième grandeur dans la période de 369 jours : elle a reçu pour désignation la lettre R.Son prochain maximum arrivera le 5 juillet de cette.année. Cette étoile est la seule curiosité de cette région qui mérite d'être signalée ici, et nous pouvons passer tout de suite aux constellations voisines.