‹ Les étrangères. Poésies, traduites de diverses liteèraturesChapitre 11 sur 73 · SPARTACUS · texte numérisé non relu

SPARTACUS

Rome, tu dois tomber. Ton colosse est d'argile,

Ton Panthéon n'est qu'un bazar.

L'esclave soufflera sur ta splendeur fragile ,

Grand météore du hasard.

De son haut piédestal , ta louve renversée

Va voir jeter aux quatre vents La dépouille du monde à ses pieds dispersée.

De l'Afrique aux sables mouvants Jusqu'à la verte Erin, de l'Espagne en Colchide, Laboureur patient ou nomade intrépide,

L'homme chantera, libre enfin.

Si longtemps ravagés par leurs chars de victoire,

Nos sillons mûrissaient en vain; Nous les moissonnerons, moisson expiatoire.

Consuls, légions, à ma voix Debout ! vous dont la paix et les plaisirs nous tuent ! Ceux qui veulent mourir ou vaincre vous saluent,

Mais c'est pour la dernière fois!

De l'allemand. LlNGG.

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