‹ Les étrangères. Poésies, traduites de diverses liteèraturesChapitre 36 sur 73 · LA FILLE DE L'HOTESSE · texte numérisé non relu

LA FILLE DE L'HOTESSE

Trois étudiants, passant par le Rhin, Chez la brave hôtesse entrent en chemin.

« Servez-nous, hôtesse, et bière et bon vin... « Où se cache donc la perle du Rhin?

— « Mon vin étincelle et ma bière est d'or, « Mais du grand sommeil ma Thérèse dort. »

Ils ont visité la chambre de deuil :

Thérèse dormait dans son noir cercueil.

Le premier,, levant le voile pieux, Contemple ses traits, des pleurs dans les yeux

« Belle aux yeux fermés, si tu respirais, « Dès cette minute, ah ! je t'aimerais. »

Le second remet le voile flottant,, Détourne la tête et dit sanglotant :

« Ravie en ta fleur, perdue à jamais!

« Moi qui dès longtemps en secret t'aimais ! »

Le troisième, ôtant le voile léger,

Sur la bouche pâle imprime un baiser :

« Je t'aimai toujours, je t'aime à présent, ce Et je veux t'aimer éternellement. »

De l'allemand. Uhland.

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