‹ Les étrangères. Poésies, traduites de diverses liteèraturesChapitre 51 sur 73 · LA BARQUE · texte numérisé non relu

LA BARQUE

Au cours de la rivière La barque fuit légère; A bord nul ne connaît Personne, et tout se tait.

Mais un gardeur de chèvres Déjà porte à ses lèvres Un cor aux sons rêveurs, Qui fait vibrer les cœurs.

A cet appel magique S'éveille et fait réplique D'un ton doux et léger La flûte du berger.

La belle rougissante Enfin s'anime et chante; Et cor et flûte et voix Modulent à la fois.

Les rames en cadence.

Des flots rhythment la danse,

Et la forêt des bords

Se berce aux longs accords.

Halte!... Hélas! on arrive; Amis, voici la rive !

Où nous reverrons-nous Dans un concert si doux?

De l'allemand. Uhland

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