‹ Les étrangères. Poésies, traduites de diverses liteèraturesChapitre 55 sur 73 · DIES IR.E · texte numérisé non relu

DIES IR.E

Au dernier jour, jour de colère, Le feu consumera la terre :

Vieil oracle et profond mystère !

Quelle épouvante en l'Univers, Quand descendra des cieux ouverts Le Juge environné d'éclairs!

La trompette, déchirant l'ombre, Eclate; et du sépulcre sombre Ont surgi les peuples sans nombre.

Et la mort, la terre et le ciel Ont frémi, quand à cet appel A comparu l'homme mortel.

Le Livre est là, texte impassible, De tout péché témoin terrible, Qui passe toute vie au crible.

Impeccable est le tribunal; Toute chair frissonne et tout mal Reçoit son châtiment final.

Eternel, où cacher ma honte !

Ai-je un défenseur qui t'affronte, Lorsque, en tremblant, le saint rend compte?

Roi d'effrayante majesté, Toi, qui sauves à volonté, Efface mon iniquité.

Rappelle-toi que de ma race, Par amour tu cherchas la trace, Et fais non justice, mais grâce.

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