‹ Les étrangères. Poésies, traduites de diverses liteèraturesChapitre 57 sur 73 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

Ces innovations ne sont point nées d'un caprice, mais des nécessités mêmes de la traduction fidèle. En effet, la poésie étrangère présente des œuvres dont le moule rhythmique n'a pas d'équivalent dans notre versification ; ainsi l'épopée brahmanique et grecque, dont le vers est notablement plus long que l'alexandrin. Pour transporter avec le moins de dommage possible dans notre langue des œuvres de cette espèce, le moyen le plus pratique et le plus simple ne seraitil pas d'ajouter à nos moules anciens quelques types supplémentaires, pourvu qu'ils soient conformes aux lois de l'analogie et ne violent en rien le génie spécial de notre versification?

Nos grands vers sont ceux de 10 et de 12 syllabes; nous proposons, avec des exemples à l'appui, un vers de 14 et un vers de 16 syllabes, lesquels permettraient, ce nous semble, à la traduction française des conquêtes qui lui sont actuellement interdites.

Si le lecteur veut bien d'abord lire à haute voix et scander pendant quelques lignes ces vers de taille inusitée, son oreille se familiarisera aisément avec leur harmonie propre. A tout prendre, l'alexandrin étant fait de deux hémistiches ou vers de 6 syllabes mis bout à bout, pourquoi deux vers ou hémistiches de 7 ou de 8 syllabes ne se joindraient-ils pas de même pour former un vers d'un module plus large que l'alexandrin ?

Résumé : Tableau (éventuel) de nos grands vers.

Deux types connus :

t a • nu \ 4 + 6 syllabes

Le décasyllabe avec 2 coupes j

L'alexandrin avec 1 coupe : 6 -\- 6.

Deux types nouveaux :

t a nu i 7t 7 syllabes

Le vers de 14 syllabes avec 2 coupes \ ' / ,

Le vers de 16 syllabes avec 2 coupes \ ,

Les 1 1 pièces suivantes présentent des applications de ces 2 types et de leurs variétés.

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