‹ Les étrangères. Poésies, traduites de diverses liteèraturesChapitre 6 sur 73 · BEL SA TZAR · texte numérisé non relu

BEL SA TZAR

Mais sa lèvre à peine a maudit, Qu'il s'arrête, pâle, interdit.

Et, dans la fête colossale,

Un froid de mort emplit la salle.

Soudain sur la haute paroi,

Ecrit une main d'homme Effroi!

En traits de flamme écrit encore, Ecrit la main, puis s'évapore.

Et Belsatzar, sourcils froncés Tremble. Ses membres sont glacés.

Baissant leurs paupières craintives, D'horreur frissonnent les convives.

Viennent bientôt mage et devin.

Déchiffreront-ils ? Espoir vain.

Et Belsatzar, cette nuit même Perdit tout, vie et diadème,

De l'allemand. Heine

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