‹ Les étrangères. Poésies, traduites de diverses liteèraturesChapitre 8 sur 73 · ALEXANDRE · texte numérisé non relu

ALEXANDRE

Dans le bûcher, vaillante armée, Des Perses jetez le trésor !

Que de la fournaise enflammée L'ancien phénix renaisse encor !

Qu'à ma voix votre voix réponde ; Aux chaînes de fleurs avec moi Arrachez-vous, vainqueurs du monde Alexandre redevient roi.

Babylone, ardente maîtresse,

Trop longtemps nous tint sous ses lois;

Echappons à l'enchanteresse

Par de plus glorieux exploits.

Suze est aux genoux d'Alexandre; Tyr paye humblement le tribut Et Persépolis est en cendre :

Brillants triomphateurs, salut !

Aujourd'hui notre route change, Soldats, mais le but est pareil ; Volons vers les plaines du Gange, Cherchons le berceau du soleil.

Quand l'Inde aux cités éclatantes Et le Mérou seront vaincus, Nous prodiguerons, sous nos tentes, Les libations à Bacchus.

Couronnés de pampre et de lierre, Au bord de l'Océan de feu, Alors, ô Grecs, notre main hère, Brandira le thyrse du dieu.

De l'allemand. LlNGG.

Page 1