LA CAUSE UNIVERSELLE
Dans tes yeux, ô toi que j'aime, Je lis comme en un miroir, Le mystère de moi-même, Qu'en moi je ne pouvais voir.
Que leur rayon pur m'éclaire, En mon âme et dans le ciel Je distingue l'éphémère Du constant et du réel.
3o RHYTHMES CONNUS.
Qu'en nous palpite, profonde, La grande voix de l'amour, Je sens ce qui meut le monde, Du premier au dernier jour.
L'amour fait voguer les sphères, L'amour fait vivre et mourir, Et tous les cercles stellaires, Se bercent dans mon soupir.
Des cieux, la paix fait l'essence Mais la guerre fait l'essor; Guerre et paix, double puissance Que tu possèdes encor !
Tu fais ma joie et ma peine, Et ma force et mes douleurs; Par toi, chère souveraine, Je suis, je vis et je meurs.
De l'allemand. Ruckert