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En jetant un coup d'œil sur les différents États de l'Europe, il est impossible de n'être pas frappé du rôle grandiose départi à la France par un pouvoir providentiel.
Toujours en tête de la civilis
üon, elle est appelée à guider le monde dans la voie des progrès; achetées au prix de cruels déchirements, sa puissance et son unité font l'admiration et provoquent l'envie des autres nations. Bon gré, mal gré, elles sont forcées de subir directement ou indirectement l’influence civilisatrice de notre patrie.
C'est là ce qui fait de Paris la capitale du monde. Princes et IA taires, savants, artistes et marchands, tous viennent s’instruire des choses de la vie à Paris.
Et puis la France n'est-elle pas le refuge de tous les exilés, de tous les proscrits?
Les Polonais fuyant le knout de l’autocrate ; les Espagnols de tous les partis échappés aux atrocités de la guerre civile ; les Italiens peu soucieux du carcere durissimo du Spielberg, des galères du pape et des fusillades napolitaines ; les Allemands qui ont la prétention de penser librement et d'écrire librement ce qu'ils pensent, sont là pour témoigner de l’hospitalité généreuse, universelle et désintéressée de la France qui, elle, se trouve suffisamment récompensée, en songeant aux idées grandes et libérales répandues par ces mêmes proscrits et exilés de retour dans leur patrie.
Aucun peuple n’est aussi homogène, aussi intimement uni dans ses diverses parties que la France.
Voyez l’Angleterre, notre rivale : elle s'intitule orgueilleusement le Royaume-Uni; le nom de royaume désuni lui conviendrait beaucoup mieux, témoin l'Irlande qui veut s’en détacher politiquement, pendant que l’Écosse s’en est déjà séparée religieusement.
Voyez la Russie, dont on veut faire un épouvantail pour le monde civilisé : 11 faudrait une liste commençant par À et finissant par Z pour nommer tous les peuples divers réunis sous le sceptre du ezar et qui tous se détestent cordialement.
Voyez encore l'Italie se consumant en efforts stériles pour arriver à une unité qui, si elle l’obtenait, serait le signal des mêmes guerres civiles qui ensanglantèrent le sol de ce pays au moyen âge.
Voyez enfin l’Allemagne où, sauf la langue, il n’y à rien de commun enire les différents pays dont se compose son territoire, où l’on ne connaît d'autre patriotisme que le patriotisme de clocher ; pays ou règne en souveraine la philosophie mystique et transcendante, mais où l’on ne s'occupe guère de l'unité du pays.
Nous n’en finirions pas si nous voulions citer tous les pays où se retrouvent les mêmes anomalies :
La Suisse, puissante république de deux millions d'habitants qui se répartissent en vingt-deux patries ou cantons, où le char de l'État, tiré de tous côtés, menace de se briser à chaque instant ;
L'Espagne, où l'on joue à la constitution à Madrid, pendant que chaque province fait tous les huit jours son petit pronunciamiento, où l'on change de ministère plus souvent que de chemise, et de système de gouvernement autant que de ministère ;
Le feu royaume des Pays-Bas, qui ne put subsister par suite de l’'incompatibilité d'humeur des deux parties, et dont la séparation de corps fut peu amiable.
Les réflexions qui précèdent se sont présentées à notre esprit en Songeant au sujet du présent article.
Nous espérons que l’on ne nous comparera pas à cet avocat qui, ayant à plaider à propos d’un mur mitoyen, commença son plaidoyer en parlant de la création, et qui fut engagé par le président du tribunal à passer au moins le déluge.
En effet, l’on ne peut s'empêcher de s'étonner de la bizarrerie des événements politiques dont la Suède, la Norwége et le Danemark furent le théâtre, et de la diversité des combinaisons gouvernementales dont ils furent l'objet.
Ces trois contrées formaient tantôt trois royaumes indépendants, tantôt elles étaient réunies sous la même couronne : un jour c'était le Danemark auquel était réunie la Norwége ; un autre jour la Norwége était annexée à la Suède sans cesser de former un État distinet.
Que de sang, d'efforts, d'intelligence perdus pour amener et consolider ces divers changements !
Que de forces perdues dans ces luttes stériles, et que n’eût pesé dans la balance européenne la puissance unie de ces trois pays de la Scandinavie C’est cette considération qui nous a décidé à réunir sous la même rubrique les trois peuples dont se compose l'antique Scandie.
Et que l’on ne nous dise point que ceci est une utopie, le passé vient à l'appui de notre opinion.
Sans remonter jusqu'aux Romains qui, sous la dénomination de Scandia, considéraient comme un seul pays les trois États dont nous parlons, il suffit de rappeler le traité de Calmar, conclu en 19597, en vertu duquel la Suède, la Norwége et le Danemark furent réunis sous le même sceptre.
Cette réunion ne dura pas longtemps, il est vrai; des querelles sanglantes survinrent, à la suite desquelles la Suède forma un
royaume séparé, et le Danemark et la Norwége restèrent réunis Jusqu’en 1812.
LUST. LORSASF
En 1814 eut lieu définitivement l’annexation de la Norwége à la Suède ; nous disons annexation et non réunion, ces deux pays, gouvernés par le même prince, formant deux États tout à fait distincts, quant à leur administration. Chacun des deux a son assemblée législative particulière, son armée, sa marine, son budget.
Or, de nos jours. où toutes les tendances des peuples sont dirigées vers l'unité, ne serait-il pas facile et glorieux à la fois pour un prince de se mettre à la tête du mouvement, de renverser — par persuasion et non par violence — les barrières élevées par un égoisme mal entendu, égoisme dont l'unique résultat à été jusqu’à ce jour la ruine des gouvernants et des gouvernés.
Espérons qu’un temps viendra où disparaîtront pour toujours la rivalité haineuse et la jalousie mesquine de peuple à peuple ; où les armées, le plus pur du sang des populations, deviendront inutiles et accroitront, dans une proportion immense, les richesses industrielles et agricoles, et où les guerres seront désormais impossibles.
En attendant cette heureuse époque, revenons à notre sujet et au but que nous nous sommes proposé : décrire les mœurs des peuples scandinaves dans notre grande cité.
De tout temps, il existait une attraction singulière entre la France et la Suède; le caractère des deux peuples offre des analogies frappantes, et les Suédois partagent avec les Polonais lhonneur d’avoir été surnommés les Français du Nord.
À l'appui des rapports bienveillants qui ne furent troublés qu'à de trèsrares intervalles entre la France et la Suède, 1l nous suffira de citer quelques exemples des plus remarquables.
La famille des Lagardie, une des plus illustres de Suède, était d’origine française. Pontus de Lagardie, gentilhomme de Carcassonne, ayant été fait prisonnier dans un combat contre les Suédois, prit du service auprès d'Éric XIV; puis se révolta contre lui en faveur du prince Jean, qui, devenu roi, le combla de faveurs, et lui donna la main de sa fille naturelle.
Christine de Suède, malgré toutes ses excentricités, eut toujours un penchant prononcé pour les Français. Grâce à ses sollicitations réitérées, Descartes se rendit à Stockholm et y demeura le reste de sa vie. Dès son abdication, Christine ne manqua pas de venir visiter la France. Après son entrée solennelle à Paris, le 20 juin 1656, elle se rendit à Fontainebleau, lieu où s’accomplit la vengeance sanglante qu’elle tira de Monaldeschr.
À peu près un siècle plus tard, un autre célèbre personnage suédois, le naturaliste Linné, vint visiter la France au milieu de ses pérégrinations. Sa réception honora et le savant qui en fut l’objet et le peuple qui la lui prépara.
Mais le plus éclatant témoignage d'estime et de considération que la Suède pût donner à la France, ce fut de se choisir un roi dans ies rangs de l’armée française. Cet exemple, unique dans les annales des peuples, est surtout remarquable en ce que l’homme appelé à de si hautes destinées n’était pas de naissance princière. Né à Pau en 1764, d'une famille aisée, mais bourgeoise, Charles-Jean Bernadotte entra au service dès l’âge de seize ans, en qualité de simple soldat.
Parvenu rapidement aux grades supérieurs, il était déjà, en 1794, gé-
néral de division ; il devint successivement ambassadeur à Vienne et ministre de la guerre. Il se distingua dans cette dernière position par l'énergie et la sagesse de son administration. Econduit du ministère par
Sieyès, il fut nommé général en chef de l’armée de l'Ouest, et, en 1804, Napoléon le fit maréchal. Sa conduite brillante à Austerlitz lui valut le titre de prince de Ponte-Corvo. Après maints prodiges de valeur en Prusse et en Pologne, 1l fut désigné en 1810, par les quatre états de Suède, pour remplacer le prince de Sleswick-Augustenbourg, qui venait de mourir.
Ayant obtenu l'autorisation de l’empereur, il accepta, et fut adopté par le roi de Suède Charles XII, auquel il succéda dans l’année 1818
sous le nom de Charles XIV. Son administration habile et sage lui acquit à juste titre l'amour et l'estime de ses peuples, qui rendirent hommage à sa droiture et à son bon cœur. Mort en 1844, son fils, le
prince Oscar, lui succéda, et tout présage au nouveau roi un règne glorieux et fertile en améliorations de tout genre.
Déjà sa conduite généreuse envers les partisans de la famille proscrite des Wasa lui a valu l'approbation unanime non-seulement de ses sujets, mais encore de l’Europe entière , et sa prudence et sa loyauté au sujet des discussions animées qui surgissent au sein des états font concevoir les plus légitimes etles plus belles espérances.
Si nous nous sommes étendu un peu longuement sur le roi Bernadotte et son successeur au trône de Suède, il faut en chercher la raison dans le juste orgueil que nous inspire, à nous, Français, le choix fait d’un de nos compatriotes pour veiller sur les destinées d’un peuple étranger ; mais patience, chacun son tour : après avoir parlé des rois, occupons-nous du peuple.
Le Suédois est le type de l'homme. Hardi, gai, entreprenant, spirituel et prodigue, tel est son caractère. A l'appui de cette appréciation, faisons comme tous les romanciers qui ont chacun leur héros; nous en choisirons un parmi les Suédois qui ont le plus marqué dans la capitale du monde civilisé.
Le comte Frédéric de Nikæping était le type le plus avancé de l'élégance et des bonnes manières. Comme le baron de Trenck, de fameuse mémoire, et à la famille duquel il était allié, il avait obtenu une grande célébrité dans les fastes de la galanterie. Personne n’ignore avec quelle bravoure il combattit au milieu de nos braves, en Afrique, où il s’était rendu en volontaire; son intrépidité fit l'admiration de l’armée; à son retour, il vint à Paris, où il fut accueilli avec la plus haute distinction; les salons de l'aristocratie lui furent ouverts, la reine daigna le recevoir etlui adresser les éloges les plus flatteurs ; le roi, sur la proposition du général Changarnier, le nomma chevalier de la Légion d'honneur et le décora de sa main.
Le comte Frédéric admirait la belle tenue de nos troupes ; il n’hésitait pas à reconnaître que les Français étaient les premiers soldats du monde. C’est lui qui, enthousiasmé de l’habileté avec laquelle nos officiers du génie avaient conduit les travaux des fortifications, dit, en examimant la ligne de Saint-Denis : « Si jamais l'ennemi vient de ce côté, il pourra « déposer sa carte au pied de ces murailles et rebrousser chemin, ear 1l « lui serait impossible d'avancer plus loin. »
Quelqu'un lui demandait un jour ce qui l'avait le plus frappé à Paris.
« C’est, répondit-il, l’exquise courtoisie avec laquelle les étrangers \ sont reçus.
— Et ensuite ?
— L'élégance et la distinction des femmes.
— Puis après ?
— Le manque d'usage des hommes.
— Et à quoi attribuez-vous ces diverses nuances? poursuivit l’'interlocuteur, frappé de la justesse des observations du Suédois.
— Entre nous, c'est à cette espèce de vestales qu’on ne trouve qu'à Paris, etque vous avez, je ne sais pourquoi, décoré du nom sacro-pro- Jane de lorettes.
— Vous croyez?
— J'en suis certain. Les femmes honnêtes leur empruntent généralement leur gracieux visage, leur tournure et leurs modes; car remarquez que les lorettes sont toujours les premières à la tête de la mode. Les hommes ne conservent d'elles que leurs façons cavalières et leur langage tant soit peu hasardé. »
Avec ce rare sentiment des convenances, le comte Frédéric était aventureux comme un Castillan, humeur qui fut cause de sa mort. Voici comment :
Il s'était épris d’une jeune veuve dont la beauté était des plus justement réputées. S’étant aperçu qu’elle n’était pas indifférente à ses assiduités, il la demanda en mariage. Un vieil oncle, qui la destinait à son lils, répondit par un refus formel. Le comte ne se tint pas pour battu: il revint à la charge ; cette fois le cousin lui-même se chargea de le repousser. Il alla le trouver et eut avec lui une explication à la suite de laquelle il fut convenu que les deux soupirants agiraient, chacun de son côté et comme bon lui semblerait, pour obtenir la main de la personne aimée. Toutefois, et pour faire les choses en gentilhomme, le comte Frédéric s’engageait à ne plus remettre les pieds au logis de sa belle maitresse: il devait agir auprès d'elle par tout autre moyen ; le cousin seul devait y avoir accès.
Le lendemain, madame V**#*, qui demeurait rue de Choiseul, au deuxième étage, fut réveillée par les sons plus où moins harmonieux d’un orgue de Barbarie. Elle se lève, ouvre sa fenêtre, et ne peut en croire ses beaux yeux, qui lui font reconnaître dans le musicien le comte suédois.
Il s'était affublé de la veste et du pantalon de velours comme un simple Auvergnat, et jouait bravement de l'orgue, tandis qu’un jeune singe de l'espèce des sapajous sautillait sur ses épaules. Le comte ne perdit pas de temps ; à peine la fenêtre ouverte, il prit son singe, et, comme s’il lui eût dit quelques mots à l'oreille, il lui glissa une petite bourse de cuir
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autour du cou; le singe, dressé sans doute à cet exercice, s’élance, embrasse le conduit d’une gouttière et arrive en un clin d’ocil auprès de madame V*'". Celle-ci, qui avait compris l’adroit manége de son amant, ouvrit la bourse, y prit un petit billet qu’elle contenait, et y glissa en place une pièce d’or qu’elle avait été chercher.
Cet exercice se renouvela pendant huit jours, au bout desquels madame V**, harcelée par son oncle, répondit qu’elle n’accorderait Jamais sa main qu'au comte Frédéric. Le mariage fut donc arrêté.
La veille du jour où il devait avoir lieu, ne pouvant se résoudre à le voir s’accomplir, Charles S'* alla pour la seconde fois trouver son heureux adversaire, et le provoqua en duel. Malgré sa bravoure, et averti sans doute par un de ces secrets pressentiments dont on ne peut se défendre, le comte fit tout ce qu’il put pour éviter cette rencontre. Ce fut en vain : elle eut lieu dans le bois de Vincennes.
Le comte reçut une balle dans la poitrine. Transporté dans sa voiture, il mourut pendant le trajet du bois à son hôtel !
Il n'avait que vingt-neuf ans et possédait, avec la plus belle physionomie et la tournure la plus distinguée, une fortune de 100,000 francs de rente.
Madame V*** se retira dans un couvent, et son cousin est en ce moment parti pour les Indes.
Heureusement que le sort fatal du comte Frédéric n’est qu’une trèsrare exception. Beaucoup d’autres de ses compatriotes n’ont pas maille à partir avec de féroces cousins, etne sont pas obligés, pour communiquer avec des veuves plus ou moins véridiques, de revêtir le costume en velours de coton du Savoyard ou de l'enfant du Puy-de-Dôme.
Car — pardon de la digression, mais cette réflexion se présente tout naturellement à notre esprit — un grand nombre de Parisiennes sont très-friandes de cavaliers ou de maris étrangers, soit qu’elles les croient plus constants que les Français, soit que ce qui vient de loin soit pour elles la raison de leurs préférences ; bref, si nous n’en connaissons pas bien la cause, nous en voyons et subissons malheureusement l'effet.
il n’est sorte de prévenances de leur part dont ces heureux mortels ne soient l’objet; à leur arrivée en France, la plupart des étrangers ne parlent que difficilement le français. Pour obvier à cet inconvénient, ces dames prodiguent les œillades et se livrent à une pantomime des plus significatives, ce langage étant intelligible à tous les habitants du globe.
C'est à ces provocations muettes que nous attribuons la vogue prodisteuse qu'obtiennent, depuis quelque temps auprès des femmes, les gants
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de Suède portés par tant de jolies mains. Cela ne veut-il pas dire tout simplement : Voyez comme j'apprécie tout ce qui vient de la Suède? Par Odin! si nous n'avions le bonheur d’être né Français, nous aurions désiré naître Suédois, et la capitale aurait retenti de nos succès.
Outre cette préférence marquée dont le Suédois — plus encore que les autres étrangers — est l’objet de la part du beau sexe parisien, ce qui lai plait le plus en France, ce qu'il regarde comme an bienfait inestimable, c'est la facilité de pouvoir fumer dans les rues.
Pour comprendre sa satisfaction, il est nécessaire de savoir que cela est sévèrement défendu dans sa patrie , à cause du danger d'incendie, le plus grand nombre des maisons en Suède étant construites en bois. Il n’y eut de tolérance à ce sujet que pendant le choléra.
Rien ne manquerait donc à la félicité du Suédois à Paris, si malheureusement il n'avait un travers qui empoisonne fréquemment les plaisirs de tout genre que lui offre la grande cité. Historien impartial, nous ne pouvons dissimuler cette légère tache qui dépare le brillant caractère de notre héros : le Suédois n’entend nullement la plaisanterie. IL pardonne plutôt une injure qu'un trait malin; un calembour le blessera davantage qu’une violence. Or le Français, né malin, ainsi que le prouve le vaudeville, est éminemment... caustique, comme le dit M. de Lamartine dans ses Méditations, et pour avoir le plaisir de dire un bon mot ou de lancer une spirituelle méchanceté, il se coupera la gorge avec son meilleur ami. On comprend dès lors facilement que, sous ce rapport, il n’existe pas toujours une entente cordiale entre les deux peuples, et que plus d’un Suédois qui adore les Françaises ne professe pas la même vénération, à l'égard de la partie masculine de notre nation.
Mais, somme toute, il n’y a rien de parfait sous le soleil. Pardonnons ce petit travers à un peuple qui possède tant et de si éminentes qualités, et songeons que si un étranger s’avisait de rechercher nos défauts, il pourrait en découvrir dont nous ne soupçonnons pas même l'existence.
LE NOR WÉGIEN.
Parmi les traits les plus saillants du caractère des Norwégiens, surtout parmi le peuple, il faut citer une excessive lenteur d'esprit et de mouvement. Si on leur adresse la parole, il s'écoule toujours un certain intervalle avant qu'ils répondent ; mais aussi leurs réponses sont d’une justesse