Migne, P. G., t
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quelle que soit leur valeur, ne peuvent rendre que des services médiocres. Sont seuls vraiment utiles les recueils que chacun s'est formés au prix d'un labeur intelligent et prolongé.
Celui qui fait de la Bible une étude approfondie n'a (|u'à grouper les textes suivant un ordre logique, dont les lignes lui sont aisément tracées par le sentiment qu'il a de ses goûts et de ses nécessités intellectuelles ou morales, en ayant soin de les accompagner de notes qui en précisent le sens.
11 ne faudrait pas que l'àme se laissât tellement absorber par le travail intellectuel qu'elle en vînt à oublier le but dernier de cette étude, qui est, on s'en souvient, de remplir son cœur de l'amour de la justice, de le disposer à la pratique de la patience et de le fortifier par les consolations des promesses divines ; toutes choses qui sont, d'après saint Paul, la fin de toutes les Ecritures K
Celui qui met à l'étude de la Bible ce sérieux et cet esprit de foi ne tarde pas à y trouver les jouissances les plus pures et les plus nobles qui se puissent concevoir. Le goût qu'il y prend ainsi la lui fait apprécier davantage ; il la place bientôt dans son estime au-dessus de tous les biens de la vie et de tous les objets de la connaissance humaine. C'est par une sainte familiarité avec les Ecritures que les Pères ont acquis cette science des choses divines qui excite encore notre admiration, et puisé cette piété solide qui les a rendus si agréables à Dieu, et cette onction pénétrante qui fait le charme de leurs écrits.
1, Rom,, XV, 4.