Ed. VivÊs^ 14 vol. m-4° et tables, 1858, seq
terme nouveau, et, du reste, fort bien choisi, d'^is/oi?'e des dogmes. Elle est destinée à prendre une importance toujours plus grande dans renseignement ecclésiastique et dans la défense de. la vérité chrétienne. Ce serait même, de l'avis de plusieurs, le terrain sur lequel celle-ci aurait désormais à se placer. L'étude des Pères n'intéresse pas moins la théologie ascétique et mystique, la discipline de TEglise et son histoire.
Il va sans dire qu'on ne peut songer à lire tous leurs ouvrages ; leur nombre et leur étendue rendent cette tâche fort difficile. Chacun doit donc se borner aux plus importants. Et encore, dans ce choix, faut-il tenir compte de ses besoins et de sa capacité.
La doctrine des Pères peut être étudiée soit dans renseignement qu'ils ont donné aux fidèles, soit dans les controverses qu'ils ont eues avec les païens, les juifs et les hérétiques. Quelques-uns mènent de front cette double étude. Mieux vaut cependant les séparer et commencer par l'exposition que les Pères ont faite de la vérité chrétienne aux enfants de l'Eglise.
Ceux qui préfèrent la première méthode auront tout avantage à lire, au début, les trois derniers livres de saint Irénée Adversus Hœreses ^ ; le troisième, principalement, où il invoque d'une manière spéciale la tradition ecclésiastique et l'autorité de la Bible; l'immortel traité de Tertullien, De prœscriplionibus hsereticorum ^ et le Commonitorium de Vincent de Lérins ^5 qui mérite cet éloge délicat, fait par Cicéron du livre