I. — Es-crkerelle
« Page 103 [de Généalogie...]. A votre série es-moiichei, es'ptn'ier, etc., je puis joindre es-crécerelle. « Oiseau de proie » se dit eskarsel (f.), à Laifour, Thilay, Nohan (où mon sujet a précisé : oiseau roussâtre, ce qui est rigoureuseicent exact), a
« Ces villages, qui sont proches de la Wallonie, ne présentent aucun caractère wallon : Y s y est tombé, en cette position, dans tous les mots. Seule votre explication est donc valable. Les~ patois de cette région, assez bien conservés, sont du type des points 178 et 177 de l'Atlas. »
IL — Moisson = « oiseau » et « moineau ».
« Page 162. Je relève cette phrase : ce groupe [de patois où tnoisson = « oiseau » et « moineau >>] offre une collision sémantique plus ou moins intolérable, tolérable puisqu'elle existe, intolérable puisqu'une occasion offerte par le français a été saisie au vol (pierrot).
« Le tableau suivant est une belle illustration du fait que vous avez établi par le raisonnement.
Villages •
Nom de l'«
oiseau »
Nom du « moineau »
1, 2, 4 à 7, 9, II, 12
mouchon
mouchon
u de toit
pierrot
moineau (mwanô) et
pierrot
I. (Ces villages entourent le point 188 de notre Atlas. Pour Tidentificaiion des numéros, voir la carte de M. Bruncau dans Bihl. cU l'École
i6 jeune mouchon de toit
1 7 » mouchon
i8 mouchon moineau (mwènô)
19 jeune pierrot
20 jeune, oiseau (ojé) pierrot, oiseau Cojé)
21 jeune moineau Cmwèné)
« Vous voyez, ch.m., qu'outre pierrot , on a pris moineau, tel quel, et patoisé au petit bonheur ; on a inventé un oiseau de toit assez bien trouvé, et l'on a utilisé jeiiney et oiseau. Tous ces villages se touchent et appartiennent au même type de patois wallons '. »