Cité par Mantegazza
2. « Il y a grande apparence que les Égyptiens qui révéraient l'instrumenL de la génération, et qui en portaient Timagc
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La circoncision n'est donc en réalité que le diminutif d'une mutilation génitale plus complète. Mais elle constitue toujours le témoignage de la soumission à l'Être divin, sans porter atteinte à la perpétuité de l'espèce . C'est un symbole extérieur de communauté d'origine, un signe distinctif de la race et d'une identique discipline religieuse, représentant la phase intermédiaire entre les sanglantes pratiques païennes et l'eunuchisme spirituel des prêtres chrétiens \
Ainsi, contrairement à l'opinon émise par Hérodote etdepuis lors par nombre d'écrivains anciens et modernes, il semble hors de doute que la circoncision, dans son principe, n'a que de lointains rapports avec l'hygiène ^ Nulle raison du reste pour que les autres
en pompe dans leurs processions, imaginèrent d'offrir à Isis et Osiris, par qui tout s'engendrait sur la terre, une partie légère du membre par qui ces dieux avaient voulu que le genre humain se perpétuât, » (Volt. Dict. philosoph.)
1. Après la dispersion du peuple juif, les lois romaines qui avaient offert une si large hospitalité aux rites idolâtres et à leurs cérémonies sanguinaires, se montrèrent d'une excessive sévérité pour les circoncis. A Rome, quiconque s'était fait circoncire ou avait fait circoncire ses esclaves, judâïco ritii, était déporté pour le restant de ses jours. Quant à l'opérateur, il était frappé de la peine capitale.
On voit d'autre part dans lesSen^e?ices de Paul (v. 22,3) que les Juifs qui circoncisaient les esclaves d'une autre nation étaient déportés ou punis de mort.
2. Cette règle ne subit d'exceptions que par la suite. Néanmoins, on doit reconnaître que les préceptes religieux sont d'accord sur ce point avec les lois prophylactiques les moins discutées, La circoncision a en effet l'avantage de faire acquérir à la muqueuse du gland une certaine résistance qui la rend moins apte à l'absorption du virus syphilitique : M. Hutchinson a remarqué dans un hôpital de Londres, situé au mi-
peuples de l'antiquité, les Romains, par exemple, qui connaissaient également la circoncision par les Egyptiens, se fussent montrés moins soucieux que les Juifs de propreté corporelle.
Enfin, se mutiler le corps par crainte de ne pas le tenir suffisamment net, c'est là, comme on Ta dit, un fanatisme de propreté que ne justifient pas plus les mœurs antiques que celles de nombreuses peuplades noires où se pratique encore la circoncision.
Chez les Cafres, les Mandingues, les Abyssins, cette coutume se retrouve en effet avec son caractère purement religieux. 11 en est de même en Australie où elle est considérée, en Polynésie du moins, comme une véritable consécration à la divinité de l'organe fécondant. De même aux Philippines où l'opération est faite par les panditas ou prêtres ; au Mexique, dans le Yucatan; chez les derniers Peaux- Rouges, campés sur les rives de l'Orénoque ; enfin parmi les sectateurs de l'Islam qui représentent, à eux seuls, 180 millions de circoncis sur les 200 millions répandus actuellement à la surface du globe *.
On doit donc considérer la circoncision comme l'une des formes multiples de la mutilation sexuelle d'origine purement religieuse ; mutilation qui se retrouve chez différents peuples, à des époques très éloignées les unes des autres, car le même sacrifice
lieu d'un quartier habité par beaucoup de juifs, que chez eux la syphilis était plus rare que chez les autres habitants du même quartier. Donc ropération restreint la propagation des maladies vénériennes De plus elle constitue un moyen préventif et même curatif de l'onanisme.
1. Cf. Dict. Dechnmhre, Art. Circoncision, (Bibliogr.). Bergman, loc. cil. Thiénot. De la circoncision chez les anciens et chez les modernes. {Rev. de polytechn. médic, 1900, XIII, 57.)
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fut de tous les temps, et l'offrande liturgique ne cessa jamais de s'en prendre à l'organe générateur.
« En mesme province, écrit Montaigne, les uns se l'escorchoient pour en offrir et consacrer un lopin ; les autres offroient et consacroient leur semence. En une autre, les jeunes hommes se le perçoient publiquement, et ouvroient en divers lieux entre cuir et chair, et traversoient par ces ouvertures des brochettes, les plus grandes et grosses qu'ils pouvoient souffrir : et de ces brochettes faisoient après du feu, pour offrande à leurs dieux ; estimez peu vigoureux et peu chastes, s'ils venoient à s'estonner par la force de cette cruelle douleur. »
Une autre mutilation rituelle est l'infîbulation, qui se pratique encore, à l'aide d'anneaux métalliques, chez les prêtres de certaines contrées de l'Afrique, comme cela avait lieu autrefois pour les gladiateurs K
En Océanie, les Maoris se lient également le prépuce à l'aide d'un fil d'archal passé au travers de l'extrémité libre.
Les indigènes de la presqu'île de Port-Lincoln, en Australie, qui sont peut-être le peuple le plus misérable de la terre, se soumettent à une mutilation de nature spéciale et qu'on ne rencontre nulle part ailleurs. L'opération — mika-opération — se fait entre douze et quatorze ans. Elle consiste dans l'ouverture du canal del'urèthre, à l'aide d'une pointe de silex, depuis le sommet du pénis jusqu'au scro-