Hammond Impuiss. sexuelle, Paris
4. « Ainsi escrit Hippocrate, lib. de Aëre, aqua et locis, de quelques peuples en Scythie, lesquels de son temps plus estoient impotents que eunuches à l'esbatement vénérien, parce que continuellement ils estoient à cheval. » (Rabelais, Pantagr.,\. III, eh. XXI). Cette impuissance consécutive à l'abus de l'équitation a été bien souvent signalée. Ghatomski, puis Reinegg ont confirmé l'exactitude de la remarque d'Hippocrate. Selon eux, beaucoup de ces Tartares du Caucase, qui passent leur vie à cheval, deviendraient complètement impuissants et prendraient tous les caractères extérieurs de l'eunuque : « Les hommes sonlgros et bouffis.... les yeux enfoncés, la barbe clairsemée.. . Ils deviennent incapables d'accomplir l'acte générateur, et leurs sentiments comme leurs actes cessent d'être ceux du sexe auquel ils appartiennent. » Nysten a noté également
L'élat d'éréthisme perpétuel auquel se trouvent soumis de la sorte les organes génitaux finit par provoquer des troubles dans leur nutrition : peu à peu l'éjaculation devient difficile, l'orgasme luimême ne peut plus être provoqué, les érections pas davantage. Enfin, les testicules et le pénis s'atrophient dans des proportions considérables. Le mujerado devient dès lors une sorte d'eunuque et « un personnage essentiel dans les saturnales ou orgies auxquelles ces Indiens, comme les anciens Grecs et d'autres encore, s'adonnent. Il est le principal agent dans les cérémonies pédérastiques qui jouent un rôle si important dans ces réunions... »
On sait que de nombreux monuments phalliques ont été découverts au Mexique. Or, l'un d'eux était garni de reliefs à propos desquels M. Glaine ^ a fourni de curieuses indications : « Ces reliefs m'ont d'autant plus frappé, dit-il, que durant mon voyage d'exploration chez les Bataks-Karos indépendants de l'île de Sumatra, en 1890-1891, j'eus l'occasion d'observer sur les indigènes de semblables soulèvements de la peau, occasionnés par de petits os polis et taillés de la grosseur d'une allumette, et d'une longueur d'un demi-centimètre environ, qui y avaient été introduits à demeure fixe, par suite d'une mutilation spéciale, dans le but de produire en certains moments des aspérités très prisées du beau sexe 2. »
la perte des désirs sexuels engendrée par l'équitation poussée à l'excès, et l'inaptitude à l'érection chez des hommes qui, à d'autres points de vue, sont sains et vigoureux.