Alex. Ular, Là, révolution russe
2. « Quand les étrangers sont venus, disait pour sa défense un paysan arrêté en qualité de sectaire, ils nous ont parlé un langage ami, nous considérant comme des û'ère.&. C'est la première fois qu'on nous parlait avec douceur, avec bonté. Gomment aurions-nous pu ne pas nous laisser séduire ? »
gles tâtonnements de la conscience moderne \ » Pour ces différentes sectes, l'ère des révélations n'est pas close, et de nouvelles. incarnations de la divinité se produiraient encore. C'est ainsi que le Christ reparaît de temps à autre dans telle bourgade perdue au milieu des steppes: un imposteur entraîne à sa suite les naïfs paysans, se prétend le fils de Dieu et crée autour de lui une nouvelle Bethléem.
Depuis deux siècles le nombre des sectes russes s'est multiplié et l'on cite parmi les plus importantes celles des Khlysty, des Skakouny et des Skoptzy. Chez les adeptes de ces religions nouvelles, les sens jouent un rôle considérable, et c'est là un trait commun à toutes les manifestations primitives d'ordre religieux. Comme dans les cultes antiques, c'est aux mouvements corporels que sera demandée l'excitation mentale nécessaire : ils sont l'auxiliaire indispensable, le procédé mystique qui doit préparer l'imagination à l'extase, en donnant une forme vivante et concrète aux conceptions sacrées ^
Il n'en va pas autrement chez les derviches tourneurs et chez les shakers d'Amérique. Ici et là, la danse rituelle consiste le plus souvent en une sorte , de tournoiement vertigineux, exécuté dans le sens du mouvement solaire, ainsi que cela se pratiquait autrefois chez les prêtres de la déesse phrygienne.