‹ Les eunuques à travers les âgesChapitre 27 sur 102 · Voir page · texte numérisé non relu

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leur repoussant violemment les testicules dans la cavité abdominale, ne put établir le bien-fondé de l'accusation.

Il semble mieux démontré, par contré, qu'un chirurgien de Saint-Pétersbourg proposa en 1819 aux Skoptzy la transfixion des cordons, plus aisée à dissimuler que la castration. L'opération consistait à étrangler le scrotum à sa base au moyen d'un lien, et à transpercer les cordons avec une aiguille, en des points déterminés ; manœuvre très douloureuse et qui, paraît-il, entraîna la mort dans un certain nombre de cas. Liprandi cite deux de ces procolyschis dont les bourses étaient rétractées, les testicules petits et indolents à la pression.

On a affirmé bien des fois qu'à l'exemple desValésiens, leurs prédécesseurs, les Skoptzy n'hésitaient pas, lorsque se présentait une occasion favorable, à se saisir de malheureux passants et à les châtrer malgré leur résistance. Le D"" Pelikan, que le gouvernement russe chargea naguère d'une enquête médicolégale sur les Skoptzy^ ne conteste pas le fait ; mais en ce qui le concerne, il n'observa jamais de meurtrissures ou de traces de lutte dans les cas de castration récente qu'il lui fut donné d'examiner.

Tantôt poursuivie, tantôt tolérée, protégée même au début du règne d'Alexandre L', la secte connut des fortunes diverses, mais le nombre de ses adeptes n'en est pas moins considérable. 11 est hors de doute que beaucoup échappent aux recherches de la police ; cependant d'après les chiffres officiels de la statistique de Stein *, on aurait découvert, de 1805 à 1871,

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