Salomone Marino. Jai vespirii silicianii
2. Herbert. Eunichi nati^ facti, mystici, ex sncra et hiimana UUeraliira illiistrali. Zachnrins Pas([U!ili(fiis puerorum eniasculaior oh musicam, quo loco habendus. In-i" Dijon, 1G55.
Toutefois le sauvage fanatisme des calvinistes n'avait rien à envier à celui de leurs persécuteurs. A Béthune, un abominable barbier du nom de Flouran, ne se vantait-il pas d'avoir, de ses propres mains, châtré dix-sept prêtres à cette époque troublée des guerres religieuses ?
A Metz, un curé, un vieillard est mutilé par les calvinistes. On le contraint ensuite de manger ses testicules qu'on lui met de force dans la bouche, non sans les avoir fait cuire devant lui au préalable. Cet épouvantable repas accompli, on lui ouvre le ventre, et la populace avide de voir comment la malheureuse victime en effectuerait la digestion, vient se repaître du spectacle de son agonie. (Herbert.)
Le cœur se soulève de dégoût au récit de ces faits monstrueux. On ne vit du reste, à aucune autre époque, en Europe, deux partis adverses faire à ce point assaut de cruauté : la castration banale aux yeux de tels bourreaux devait passer pour le plus enviable des supplices.
Plus près de nous, en 1747, Adil Chah, roi de Perse, fit un eunuque de Mohammed Khan son prisonnier;, un enfant de cinq ans, fils aîné du chef de la tribu des kadjars *.
De telles mœurs ne semblent pas encore près de s'éteindre. A l'époque de la conquête du Soudan égyptien, un parti de Soudanais étant tombé au milieu d'un régiment de bachi-bouzoucks, fut écrasé après une résistance héroïque. Entraînés par leur caractère inhumain, les irréguliers mutilèrent les
1. L'eunuque se vengea plus lard, il est vrai, en s'empafarit du trône, qu'il occupa pendant une vingtaine d'années, sous le nom d'Aga Mohammed Khan (voir p. 175).
blessés, les prisonniers, et encore vivants les pendirent par les pieds, par les bras, par le flanc aux branches des mimosas et des jujubiers.
Les femmes arabes mutilaient également les soldats français, au cours de la conquête de l'Algérie. A trente années de distance, cet usage barbare n'avait pas tout à fait disparu, témoin la mésaventure survenue à un zouave qu'on amena, en janvier 1860, à l'hôpital militaire d'Alger. Cet homme avait été relevé ivre-mort contre un remblai de la voie ferrée, à quelques kilomètres de la ville. Les parties sexuelles avaient été complètement tranchées. Le pantalon de la victime, souillé de sang et de matières fécales, se trouvait fermé par un bouton au-dessus de la blessure, de façon à la masquer au premier abord. ^
Sur-le-champ on arrêta quelques Arabes, mais ils se défendirent avec énergie et désignèrent comme étant le coupable un énorme chien qui, selon eux, avait dévoré les parties génitales du soldat : « Ils étaient arrivés trop tard ; la mutilation venait d'avoir lieu, et ils n'avaient pu intervenir utilement. »
L'autopsie du chien fut faite aussitôt et l'on retrouva en effet dans l'estomac une partie de la verge du malheureux zouave ; mais la surface de section était d'une telle netteté qu'elle n'avait pu être effectuée qu'au moyen d'un couteau ou d'un rasoir et non par les dents de l'animal.
Devant cet homme sans défense, il est plus que vraisemblable que la haine des Arabes pour le roumi s'était réveillée, et que leurs mains criminelles avaient, seules, accompli la mutilation.
En 1863, pendant l'insurrection de Pologne, un
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châtreur de porQs qui se trouvait dans les rangs des insurgés, castra à l'aide d'un simple couteau de poche quinze cosaques pris en train de piller et d'assassiner dans une ferme. Le témoin oculaire, de qui nous tenons le fait, ajoute qu'on les remettait en selle et que ces malheureux s'éloignaient au galop de leur monture, aussitôt ^opération faite.
Dans un travail sur les « Infirmités les plus fréquentes au cours de la guerre russo-turque en 1876», le D' Kinz rapporte qu'un aide-infirmier exécuta plus de cent cinquante castrations sur des bachi-bouzoucks surpris également en flagrant délit de pillage et de viol.
Naguère encore, chez les Peaux-Rouges, lorsque les guerriers d'une tribu revenaient d'expédition, les femmes accouraient à leur rencontre et, se saississant des captifs, elles se mettaient aussitôt en devoir de les torturer avec des raffinements de cruauté inouïs. Très fréquemment elles poussaient la rage jusqu'à pratiquer Féviration des prisonniers attachés au poteau \
C'est là enfin un usage très en honneur à l'heure actuelle chez les peuplades d'Afrique, chez les Gallas, les nègres de la côte de Guinée, les Nubiens, dans le Kordofan et dans la plupart des tribus nomades de l'Afrique Centrale.
Jadis les Éthiopiens furent célèbres dans l'art de Témasculation ; chaque année ils payaient aux Perses un tribut de cent castrats. Leurs descendants n'ont eu garde de laisser se perdre la tradition ancestrale et les Abyssins émasculent leurs prisonniers avant de les rendre à la liberté.