Voir p. 28.
A la grande louange d'Alexandre Sévère qui monta ensuite sur le trône, Lampride ^ nous apprend que « ce prince chassa d'auprès de lui les eunuques et voulut qu'ils servissent sa femme à titre d'esclaves. 11 n'en garda que quelques-uns et donna les autres en présent à tous ses amis, avec la permission, s'ils ne contractaient pas de bonnes mœurs, de les faire mourir sans qu'il fût besoin pour cela de l'autorité d'un jugement.
Tandis qu'Héliogabale avait été l'esclave des eunuques, Alexandre Sévère en réduisit le nombre, et borna leur service dans le palais aux bains des femmes. 11 leur ôta non seulement les charges de receveurs et d'intendants qu'Héliogabale leur avait données, mais aussi celles qu'ils exerçaient auparavant. Il disait que les eunuques étaient un troisième genre de l'humanité ; qu'ils ne méritaient pas d'être employés, ni même regardés par des hommes, et qu'ils étaient à peine dignes de servir des femmes de distinction. »
Mais sous Constance 11 ils rentrèrent à nouveau en faveur et l'empereur leur accorda le droit de tester. L'eunuque Eusèbe, son favori, emplit le palais de ses compagnons d'infortune et il leur assura les places les plus lucratives. Ce fut à partir de cette époque qu'on vit déjeunes patriciens, issus de familles illustres, ambitionner une mutilation qui semblait leur donner un accès plus facile aux emplois élevés.
Ainsi l'histoire des castrats se retrouve partout dans l'histoire de Rome et de Byzance; l'écrivain P. Adam a dit l'influence considérable qu'ils exercèrent sur l'esprit de l'impératrice Irène: «... C é-