Novella
dans une de ses remarques juridiques qu'il ne survivait pas plus de trois individus sur quatre-vingt-dix opérés.
Le dernier état de la loi romaine à ce sujet est fixé par la novelle 60, contenant une constitution de l'empereur Léon. Cette constitution prononçait d'abord le retrait d'emploi, au cas où celui qui appelait un homme de Part pour pratiquer cette opération sur un esclave, eût été attaché à la maison impériale. En outre, elle substituait à la peine du talion une amende de dix livres d'or, et la relégation pendant dix années. Quant à l'opérateur, il encourait la peine du fouet, celle du bannissement pendant le même laps de temps, et ses biens étaient confisqués.
Ces peines, du reste, ne s'appliquaient qu'aux cas de castration commis dans l'empire romain, in orbe rojnano, le commerce des eunuques en Orient et chez les peuples barbares demeurant autorisé comme une nécessité inhérente aux mœurs et aux traditions.
Aussi l'empereur Léon qui avait interdit le trafic des eunuques de nation romaine ne crut-il pas devoir l'interdire pour les esclaves barbares mutilés en dehors des limites de l'Empire ^
Ces derniers étaient donc les plus nombreux à beaucoup près, et à l'époque de la décadence, ils emplirent le palais impérial aussi bien que les demeures luxueuses des patriciens. Le temps était passé où les citoyens rentraient chez eux précipitamment s'ils avaient croisé en route quelque eunuque, présage de malheur.
Leur présence était chose désormais admise, et