‹ Les eunuques à travers les âgesChapitre 54 sur 102 · Lct?. II. De eunvchis · texte numérisé non relu

Lct?. II. De eunvchis

l'eunughisme dans l'antiquité 139

de même qu'ils avaient été l'un des facteurs de la débauche masculine, de même ils apportèrent souvent la corruption au foyer conjugal. Au surplus, la tâche était aisée : les femmes n'avaient-elles pas journellement sous les yeux l'exemple du mari, affranchi ou courtisan, qui les délaissait pour courir à d'autres amours ?

Abandonnée de l'époux, la femme devenait aisément une proie facile à la débauche : « Elle compte les heures de la journée par le nombre de ses adultères, écrivait Sénèque, et un jour entier lui suffit à peine pour rendre visite à tous ses amants. »

De ce nombre, les eunuques eux-mêmes n'étaient pas exclus :

«.. .. et spado mœchus erat *. »

L'aptitude au coït, sinon à la fécondation, des sujets que l'on avait privés de leurs testicules après la puberté jetait en effet une particularité connue et fort appréciée des dames romaines, ad securas libidinationes (saint Jérôme).

^ Il en est, dit Juvénal, qui trouvent les baisers de l'eunuque d'autant plus délicieux qu'elles n'appréhendent pas une barbe importune, et n'ont pas besoin de se faire avorter »

« Cependant, afin que la volupté n'ait rien à y

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