L'eunuque lui-même était adultère. » (Mart., VI
2. « Feminse ab illo (spadone) sine metu volupiatem eapiebant ; enimvero, quum illius membriim excreverat^ testes taiitum adimebantur, et sic, semina sterilis^ mentula tamen potens, officiiim offerebat amicœ qiiœ partus calamitatem postea non timebat. »
perdre, elles ne livrent leurs organes au fer du médecin qu'après leur entier développement et lorsqu'ils portent déjà les signes de la puberté ^ »
Il semble donc que les femmes aient montré un profond dédain pour les conseils de saint Basile, leur recommandant de ne pas se fier aux mutilations en apparence les plus complètes : « Les eunuques sont bien souvent, disait-il, comme les bœufs privés de leurs cornes et susceptibles cependant de donner de temps à autre quelques coups de tête. » Recommandation pour le moins superflue à l'adresse de femmes trop notoirement instruites sur ce point ^
On ne castrait pourtant pas toujours les gens à Rome pour en faire des invertis sexuels ou le jouet des plaisirs féminins. Une épigramme de Martial nous montre un Grec, du nom de Baccara, atteint d'une lésion grave de son organe. L'opération semble indispensable : Baccara va être fait Galle, prêtre de Cybèle.
Il échappera d'autant moins au sort qui l'attend, ajoute malicieusement le poète, que le chirurgien