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Fast. IV

LES RELIGIONS ET l'eUNUCHISME 19

FiG. 2. — Mutilation d'Atys.

Plaque de marbre du cabinet des médailles (Bibl. nat.). — Atys est assis sur un rocher, au pied d'un pin auquel sont suspendues une paire de cymbale et une double flûte. Un corybante le soutient, car il paraît avoir perdu ses forces après s'être mutilé. A droite, escortée d'un lion, Gybèle est assise sur un trône, la tête entourée d'un nimbe. Au premier plan, un bélier soutient un mouton, et un lambeau d'étoffe, suivant l'ingénieuse interprétation de M. de Witte, cache dans ses plis les traces de l'émasculation.

bêle dans toute la partie occidentale de l'Asie mineure, et le nombre des ministres de la Grande Déesse, maoris magnse comités, était considérable. A l'origine, tous subissaient la castration.

Mais lorsque le culte de cette divinité commença de s'introduire chez les peuples voisins, ce sacrifice devint un acte de haute piété, d'autant plus admiré qu'il était plus rare. Certains écrivains ont été jusqu'à prétendre que l'usage de la castration ne fut pas en Phrygie une coutume nationale remontant à une antiquité reculée, et qu'elle était plutôt d'origine sémitique, opinion à peine vraisemblable, étant donné la répulsion qu'inspira toujours aux Hébreux cette trop complète mutilation.

Partout la fête annuelle de Cybèle donnait lieu à des cérémonies symboliques où l'on figurait la légende des amours de la déesse. Cette fête avait lieu à l'équinoxe du printemps.

Le premier jour, on coupait en grande pompe un pin, qui était l'arbre consacré à Cybèle. Pendant ce temps, les prêtres de la mère des Dieux chantaient ses louanges, tandis que « retentissaient la vaste cvmbale au contour arrondi, avec la crotale aux sons bruyants et que s'allumaient les torches formées du bois jaunissant des pins ' ».

Dès le lendemain commençait la représentation d'un drame hiératique rappelant tout d'abord la douleur de Cybèle abandonnée de son amant. A un signal donné par les trompettes, les prêtres et tous les assistants, poussant des cris de désespoir, appelaient le dieu infidèle et pleuraient sa disparition.

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