Aurcliano in Pa? mira, représente à Milan en
tion des plus contestables et même, en 1903^ à Lyon où il était allé se faire entendre, Moreschi n'hésita pas à actionner devant les tribunaux le directeur d'un journal local qui avait adjoint au nom du célèbre artiste Fépithète de castrat. Moreschi prouva qu'il était marié, voire père de plusieurs enfants, et il obtint sans difficulté gain de cause.
A l'heure actuelle, la plupart des exécutants de la Sixtine sont en effet mariés^ et M. le comte B... qui est fort renseigné sur les choses de Rome, nous affirme que ces magnifiques voix de soprani et de contralti, en tous points semblables à la voix des anciens eunuques de la chapelle, appartiennent à des hommes parfaitement virils, tel Gavazzi qui a femme et enfants. Il n'y a plus aujourd'hui d'eunuques chanteurs en Italie; le dernier serait mort il y a quelques mois. On les a remplacés à nouveau par des falsetli, dont l'École ne cessa jamais de fonctionner à l'ombre de la chapelle pontificale alors même que les castrats y régnaient en maîtres.
Ainsi les premiers chantres du Vatican ont eu leur revanche ; ils ont fait avec dom Perosi,le successeur de Mustapha, leur réapparition d'une manière qui paraît devoir être cette fois définitive. Semblable changement n'est-il pas plus conforme d'ailleurs à la dignité même de l'Église... et de l'humanité?