‹ Les évadés de la médecineChapitre 14 sur 117 · A PARIS · texte numérisé non relu

A PARIS

Chez IEAN BAPTISTE LOYSON, rue Sainte Croix de la Cité; Et en fa Boutique à l’entrée de 3 grande SaJJedu Palais, du collé de Saint Barthélemy, a la Croix d*Or Royale.

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« Il y a, écrit Renaudot, trois sortes de malades. Les uns riches et accommodés, lesquels après avoir reçu le conseil que leur ont donné par écrit tant de gens d’honneur qu'ils soient présents, ou qu’étant absents ils ont envoyé consulter, sur un mémoire contenant le récit de leur mal et des remèdes qui leur ont été administrés, sans dire leur nom, qui ne sert de rien à la guérison des maladies; ces premiers exercent tort volontiers libéralité de quelque chose qu’ils destinent à faire médicamenter les pauvres, qui n’est pas la moitié de ce que leur coûterait ailleurs une consultation. Les autres sont si peu accommodés, qu’ils n’ont pas moyen de faire aucune charité; toutefois, leur pauvreté ne va pas jusqu’à avoir besoin d’aumônes, et n’est pas telle qu’ils ne puissent avoir de quoi payer, à leur apothicaire et chirurgien, les remèdes qu’on leur a ordonnés; et ceux-là s’en retournent avec leurs ordonnances sans faire aucune charité ni en recevoir d’autre que celle d’un conseil qu’on leur a donné; même offrent souvent de donner aux pauvres quelque témoignage de reconnaissance, laquelle on refuse lorsque leur incommodité est connue, encore qu’il s’en trouve quelques-uns de cette seconde sorte, qui donnent malgré nous quelque petite aumône, sur l’opinion que leur charité redoublera ta bénédiction de Dieu sur les remèdes qu’on leur a ordonnés. Les troisièmes sont pauvres mendiants, ou qui sont retenus

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