‹ Les évadés de la médecineChapitre 15 sur 117 · H ÉO L» H K A STE H EN A U DOT · texte numérisé non relu

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de mendier par la seule honte; desquels, avec l'ordonnance, reçoivent, ou leur chirurgien ou apothicaire pour eux, la somme à laquelle on a composé leurs remèdes. »

Les Consultations charitables furent officiellement reconnues par des Lettres patentes du roi en faveur des pauvres, et particulièrement des malades, données à Chantilly, de 2 septembre 1640. Les mêmes lettres patentes autorisaient le premier laboratoire de chimie, en donnant à Renaudot la permission de tenir chez lui « toutes sortes de fourneaux et alambics, et y faire toutes sortes d’opérations chimiques, tenant à la médecine seulement ».

La Faculté d-e médecine étant, à cette époque, assez pauvre en moyens d’instruction pratique, la maison du Grand Coq, dont les consultations gratuites attiraient une grande affluence de malades, devint rapidement un lieu de réunion et d’étude, où les écoliers venaient furtivement, à l’insu de leurs maîtres, ajouter la pratique à la théorie. Renaudot, en conséquence, ne tarda pas à inaugurer, dans le local des consultations, des conférences familières, dont les malades qui venaient étaient l’objet.

Ainsi, il unissait dans ses occupations de chaque jour, les fonctions et les succès d’un professeur de clinique aux travaux d’un publiciste et d’un économiste éminent pour l’époque.

Mais ce qui, plus encore, est sa véritable gloire,

ce par quoi il nous intéresse le plus particulièrement, c’est par la création de la Gazette , le premier en date des journaux français.

C’est le 30 mai 1631, que parut le premier numéro de nos journaux. Renaudot lui donna le titre de Gazette « pour être plus connu du vulgaire, avec lequel il fallait parler ». Ce nom, en effet, était depuis longtemps employé pour désigner les feuilles volantes consacrées au récit des événements remarquables de tous les faits propres à affriander le public, qui ont précédé l’invention de l’imprimerie.

La Gazette paraissait une fois par semaine, en quatre pages, petit in-4° d’abord, puis, dès la deuxième année, en huit — quelquefois même, mais rarement, en douze — qui étaient divisées en deux cahiers, intitulés, l’un Gazette , l’autre Nouvelles ordinaires de divers endroits, « cela, dit Renaudot, pour la commodité de la lecture, qui est plus facile à diverses personnes étant en deux cahiers et aussi à cause de la diversité des matières et des lieux d’où viennent les lettres y contenues, les Nouvelles comprenant ordinairement les pays qui nous sont septentrionaux et occidentaux, et la Gazette ceux de l’Orient et du Midi ». Elle commençait par les nouvelles étrangères, qui en occupaient la plus grande partie, et finissait par celles de ta Cour de France.

Ceci était, pour ainsi dire, la partie officielle de la Gazette , Mais elle avait de nombreuses

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