‹ Les évadés de la médecineChapitre 17 sur 117 · TI I EO PH R ASTE U ENA U DOT · texte numérisé non relu

TI I EO PH R ASTE U ENA U DOT

écrites par les généraux, et les dépêches des ambassadeurs, lorsqu’elles contenaient des faits que l’on voulait faire savoir à toute l’Europe. Louis XIII ne

dédaignait pas lui-même d’employer une partie de son temps à composer des articles de la Gazette. On en voit encore plusieurs dans le recueil des , manuscrits de Béthune, que l’on retrouve imprimés dans les gazettes; ils sont écrits de sa main, avec un grand nombre de ratures et de corrections, qui ne permettent pas de douter qu’il en soit l’auteur. »

Aussi, le titre de Gazetier, donné à Renaudot, comme une suprême injure, par ses nombreux ennemis, fut-il changé, par l’autorité souveraine, en celui plus relevé d’historiographe de la couronne.

Disons enfin, qu’en dehors de la Gazette et de ses annexes, et en vertu de son privilège très étendu, Renaudot publiait des relations, dans tous les formats, des événements qui lui semblaient de nature à intéresser le public, mais qui n’entraient pas dans le cadre de son journal. Et l’on ne saurait croire les récriminations, luttes, procès, incidents judiciaires qu’il eut, de ce chef, à soutenir. Notons seulement qu’il obtint contre la seule opposition à ses

publications de quatre cents imprimeurs et colporteurs, le modeste chiffre de dix-sept lettres patentes et arrêts « donnés à rencontre d’iceux ». On peut par cet exemple juger du reste!

Les débats furent clos par un « Privilège du roi, en forme de charte, donné à Paris au mois de février de Lan de grâce 1635, scellé du grand sceau de cire verte », où toutes ces lettres patentes et arrêtés se trouvent rappelés.

On peut se représenter, maintenant, ce qu’était, au centre du vieux Paris, cette maison du Grand Coq de la rue de ta Calandre toujours pleine d’allants et de venants : malades attendant une consultation, étudiants, apothicaires, erreurs publics, gens de toutes sortes venant porter ou demander des renseignements, pauvres honteux, fripiers ou marchands ambulants; dans les cours et dans les salles, un pêle-mêle d’objets bizarres et disparates, des fioles, des fourneaux et des alambics, tout l’attirail d’une grande imprimerie, des monceaux d’objets de literie ou de ménage étiquetés et classés, et au milieu de tout cela, un seul homme veillant à tout, répondant à tout, distribuant à chacun sa besogne,

enseignant, distillant, vendant ou achetant, lisant

les nouvelles politiques, rédigeant tour à tour une consultation, un article de journal ou un bordereau, et trouvant encore le temps de visiter des malades au dehors et de remplir ses devoirs de courtisan et d’homme du monde.

Est-il besoin après cela d’expliquer les colères de la Faculté tout entière contre Renaudot? Docteur

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