Le Pcdais Mazarin, p
COLONNADE DU LOUVRE (en 1789)
CLAUDE PERRAULT
sieurs architectes envoyèrent des dessins, fine l’on exposa publiquement.
« Mon frère, dit-il, fit un dessin à peu près semblable à celui qu’il donna depuis, et qui a été exécuté. M. Colbert, à qui je le montrai, en fut charmé, et ne comprenait pas qu’un homme qui n’était pas architecte de profession, eût pu rien faire de si beau. La pensée du péristyle est de moi, et, l’ayant communiquée à mon frère, il l’approuva et la mit dans son dessin, mais en t’embellissant infiniment. »
Sous ce mot « péristyle », Charles Perrault comprend la galerie; en sorte qu’il aurait droit à presque tout l’honneur de l’œuvre (1).
Quoi qu’il en soit, le projet de Perrault ne fut pas tout de suite adopté, bien que Colbert n’eût pas caché à son commis des bâtiments la satisfaction qu’il lui avait causée. Il fut tout d’abord décidé qu’on ferait appel aux plus grands artistes d’Italie et qu’on les invitait à envoyer des dessins. On ne résolut que plus tard de faire venir en France le célèbre Cavalier Bernin.
Celui-ci mit pour condition d’amener ses murateurs (ou maçons), sous le prétexte que l’on n’entendait rien à bâtir chez nous. Les travaux furent activement poussés, et, malgré quelques déconvenues, la cérémonie de la pose de la première pierre