DANTE
par Giotto
tifiques modernes qu’on trouve en germe dans sa Divine Comédie, ce répertoire des connaissances humaines au début du quatorzième siècle?
Comme l’a fait justement observer un de ses biographes (1), le Dante «avant Linné, a déduit de leurs organes sexuels la classification des végétaux, affirmant que toutes les plantes, même les cryptogames, naissent de semences, que tes lleurs ouvrent à la lumière leurs pétales, découvrent leurs étamines et leurs pistils pour féconder leurs germes, et que les sucs nutritifs circulent dans les plantes ».
Dans l 'Enfer et le Paradis, il a étudié le sommeil des plantes; dans le Purgatoire, il a fait connaître l’action de la lumière solaire sur la maturation des fruits, l’étiolement, le changement de coloration des feuilles sous des influences déterminées.
Mais c’est une analyse serrée de son œuvre, impossible à faire ici, qu’il faudrait poursuivre au point de vue spécial qui nous occupe.
Le Dante appartient à cette catégorie de savants d’autrefois qui, à l’exemple de Pic de la Mirandole, pouvaient, si on les en pressait, disserter de omni re scibili. Leur érudition, comme leur désir de savoir, était sans limites.
La médecine exigeant le développement des plus hautes facultés intellectuelles, et un degré supérieur de culture générale, ils ne l’abordaient qu’a-