‹ Les évadés de la médecineChapitre 57 sur 117 · H. Marion, Locke , sa vie et son œuvre · texte numérisé non relu

H. Marion, Locke , sa vie et son œuvre

2. Son père et son frère étaient morts phtisiques, et il ne dut qu’à des précautions de tous les instants de ne pas succomber au mal héréditaire.

pouvait désormais continuer à loisir ses études favorites, et s’épargner peut-être les fatigues d’une profession dont l’exercice use les organismes les plus solides et les volontés les plus fortement trempées.

Il ne tarda pas à se lier avec deux célébrités médicales de l’époque : à l’occasion d’une maladie de son bienfaiteur, il avait sollicité lavis de Francis Glisson, qui approuva l’opération menée à bien par Locke et le procédé assez neuf qu’il avait employé.

Il eut des relations plus suivies avec l’illustre Sydenham. Sydenham (1) devint bientôt son meilleur ami, l’associant à toutes ses recherches, l’appelant en consultation dans les cas graves, le prenant pour juge de ses écrits, et plus d’une fois réclamant sa collaboration.

De concert avec le grand praticien anglais, Locke se préoccupa d’empêcher le retour du terrible fléau, la peste, qui faisait à Londres d’effroyables ravages. Il proposa également d’heureuses innovations dans le traitement de la variole, une des épidémies Ie*S plus meurtrières de l’époque.

Il avait encore le temps d’écrire des traités de médecine, dont un seul a été retrouvé en entier : il porte pour titre : Respirationis Usas. Par contre, il n’a été conservé que des fragments de trois autres

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