‹ Les évadés de la médecineChapitre 8 sur 117 · CARDAN · texte numérisé non relu

CARDAN

sérieux ravages. La légende rapporte qu’il traita tous ses malades avec une certaine poudre dont il était seul à connaître la composition (1) et qui fit merveille. L’épidémie ayant pris fin, il poursuivit ses études et se fit recevoir docteur. Avant la Révolution, on voyait encore sur les registres de la Faculté de Montpellier la signature de Nostradamus et, plus bas, cette date écrite de sa main : XXIII octobre MDXXIX.

S’il faut en croire Astruc, dans ses Mémoires, et Bouche, dans son Histoire de Provence, Nostradamus fut nommé professeur à Montpellier sur les instances des étudiants qui le considéraient déjà comme un de leurs maîtres. Il ne paraît pas avoir joui longtemps de son triomphe, car on le retrouve aussitôt voyageant dans la Guyenne, le Languedoc et l’Italie. Au cours de ses excursions, il fit la rencontre de Scaliger dont il devint l’ami.

Il retourna à Salon, en Provence, vers 1544. Deux ans plus tard, il y recevait la délégation du Comité de la ville d’Aix, désolée alors par la peste, et qui venait faire appel à ses lumières. En récompense du dévouement dont il fit preuve en cette circons-

taires et les prêtres tout confus. Bref toutes les rues velues, sauvages et pleines d’herbes par les lugubres infréquences des hommes et des bêtes durant 270 jours! » (César Nostradamus. L’Histoire et Chronique de Provence. Lyon 1615, in-f°, p. 772.)

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