Cf. Nouveaux Lundis , III
SAINTE-BEUVE
que la difficulté de marcher d’un homme gros et puissant.
Tout ce qui peut l’éclairer sur l’état pathologique de ses personnages, retient, captive son attention, éveille sa curiosité.
Sur la maladie qui a enlevé Camille Jordan, écrit Sainte-Beuve à M. Chantelauze, je dis que c’était un mal de poitrine, et je ne puis me' rappeler si j’y ai été autorisé par quelque témoignage direct, ou si c’est seulement de souvenir ou par induction que j’ai ainsi déterminé sa maladie. Ce poinf est le seul sur lequel j’aie désormais à vous demander une réponse (1)...
Le mois suivant, il remerciait un sous-bibliothécaire de Montpellier, qui lui avait envoyé des copies de lettres de Mme de Staël, de lui avoir communiqué ces documents, notamment le passage de la lettre de M. de Rocca sur la maladie de Mme de Staël et sur sa fausse convalescence, passage d’autant plus curieux qu’il indique le genre de maladie auquel elle a succombé (2).
Sainte-Beuve aimait parler médecine, parce qu’il s’était toujours senti du goût pour notre science; mais, sachant où s’arrêtait la limite de ses connaissances, il se refusait à entrer trop avant dans la pratique; à peine retrouvejt-on, dans sa Correspondance , quelques lignes s’y rapportant, telles celles