L. Autre Codex Vattcajucs, n. 44, du xi^ ou du XIl^ siècle
M. et N. Dico Codices Reginœ Suecïœ, n. 11 et 1 454, le second pouvant être du ix^ ou x^ siècle.
OetP. Deux autres manuscrits de la reine de Suède, notés vi et il.
Q. Codex Palatinus in Vaiicano, n. 44, outre les
évangiles, il marque encore parfois les épîtres. R. MîUmensis cathedralis ecclesiœ Codex : donne
les leçons évangéliques pour les messes. S. Evangéliaire du Xlf siècle pour la basilique
Vaticane, sous le n. 6, dans les archives de la
même basilique.
A cette liste, Vezzozi a cru devoir joindre deux autres manuscrits de la bibliothèque Barberine, dont l'un le n. 10, Barberimts primiis, est du x^ siècle et contient les Evangiles dans l'ordre suivant : dimanches et fêtes de l'année ; puis fêtes des saints ; l'autre, le n. 1862, Barberinus secunditSy est du ix^ siècle, et donne, mais en petit nombre, les Evangiles des fêtes à leur place au cours de l'année.
4. Qu'on nous permette de signaler ici les Evangéliaires ou Missels connus par des travaux plus récents.
A) Dom Guéranger, dans ses Institutions liturgîques, tom. III, p. 278 et suivantes, indique : pour le VIII^ siècle, un magnifique Evangéliaire grec venu de Naples dans la Bibliothèque impériale de Vienne ; TEvangéliaire dit de Charlemagne, de la main du moine Godescalc et gardé dans la Bibliothèque du Louvre ; l'Evangéliaire du plus grand luxe exécuté parles religieuses de l'abbaye d'Eike en Belgique ; un autre Lectionnaire écrit à l'abbaye de Saint-Wandrille par un calligraphe
infatigable nommé Harduin ; — pour le IX"" siècle, un riche Evangéliaire envoyé par l'empereur Michel au pape Benoit III et écrit par le moine Lazare ; le bel Evangéliaire grec gardé au monastère de Saint-Mihiel, diocèse de Verdun ; un Evangéliaire rédigé par Alcuin et donné par Charlemagne à l'abbaye d'Aniane ; un autre écrit par les moines Liuthard et Bérenger, donné par Charlesle Chauve à Saint-Emmeran de Ratisbonne et déposé à la Bibliothèque royale de Munich ; l'Evangéliaire de l'abbé Pierre queEbbon, archevêque de Reims, donna à l'abbaye de Hautvillers et qui est présentement à la bibliothèque d'Epernay ; un Evangéliaire écrit par Hartmot, abbé de Saint-Gall, etc., — pour le X^ siècle, l'Evangéliaire que saint Udalric, évèque d'Augsbourg, écrivit de sa propre main et qui est conservé dans la Bibliothèque royale de Munich, un Evangéliaire exécuté par Sintramm, moine de Saint-Gall et dont la chronique de l'abbaye fait cet éloge : « Hoc hodïe est Evangelimn et scrïptura cui mclla par entîtltray> ; un autre exécuté par le moine Witikind de Corbie-la-Xeuve ; — pour le XP siècle, l'Evangéliaire de Nieder-Altaah, à la Bibliothèque de Munich ; celui de la bibliothèque Laurentienne à Florence, donné à Jules II par un évêque d'Amalfî ; celui du Vatican offert à saint Benoit de Mantoue par la comtesse Mathilde ; deux missels pléniers de Saint-Denis en France et
64 LES ÉVANGÉLI AIRES
de Saint-]\Iaur des Fossés à la Bibliothèque Nationale ; le missel que Robert, archevêque de Cantorbéry, donna à l'abbaye de Jumièges et conservé dans la bibliothèque de Rouen ; trois Evangéliaires et deux Lectionnaires pour les Epîtres et les Evangiles écrits par Othlon, moine de Saint- Emmeran de Ratisbonne ; d'autres écrits par une infatigable religieuse de Weissbrunn ; — pour le XIP siècle et le suivant, on ne peut citer que quelques manuscrits parmi les plus remarquables, comme le bel Evangéliaire du moine Lieutold conservé dans la bibliothèque impériale de Vienne, un missel plénier somptueusement exécuté par l'abbesse de Quedlimbourg Agnès de Misnie ; à côté d'un livre des Epîtres et Evangiles per anni circuliiin exécuté par Conrad, moine de Scheyrn, un Evangéliaire pour les grandes fêtes où ce calligraphe avait surpassé en richesse et en élégance toutes ses autres œuvres . Du XI V^ siècle, D. Guéranger ne cite que le riche Evangéliaire écrit de la main de Jean d'Oppaw, chanoine de Bruner, et gardé à la Bibliothèque impériale de Vienne, parce que le calligraphe y a laissé son nom. C'est dire que dans cette énumération beaucoup de documents sont passés sous silence, soit parce que l'exécution en fut plus modeste, soit parce que les copistes ont gardé l'anonyme.
B) M. Léopold Delisle ne s'est pas occupé des Evangéliaires ; mais dans la collection qu'il a faite
des anciens Sacramentaires [Mé^noïres de l'Académie, tome XXXII, i""' partie), il signale un certain nombre de documents qui renferment, avec les oraisons et les préfaces, les épîtres et les évangiles de la messe : ces manuscrits sont encore à citer.
C'est d'abord une série de manuscrits qui se trouvent à la Bibliothèque ambrosienne, sous les désignations ci-jointes :
A. 24^'^ : Sacramentaire de l'église de Milan copié au X® siècle.
A. 24 : Autre Sacramentaire venu « ex ecclesia Lodrini in Lepontiis y> . L'écriture est du xr siècle dans le style carlovingien.
T. 120 : vSacramentaire de l'église de Milan, pour les messes de la partie d'été, copié au xr siècle.
Trois autres Sacramentaires de l'église de Milan datent du xi" siècle et se trouvent les deux premiers (en totalité ou en partie) au trésor de la cathédrale, le troisième au cabinet du marquis Trotti. (Delisle, ouvrage cité, p. 199 à 206).
Puis les Sacramentaires de diverses églises :
Page 227 : Un Sacramentaire de l'église d'Albi, à la bibliothèque publique de cette ville, sous le n° 4. Il peut être rapporté au commencement du xr siècle, et porte aux fol. 1 13-123 les épîtres et évangiles des messes du commun.
Page 272 : Sacramentaire ou missel de l'abbaye
deBobbioconservé à la Bibliothèque ambrosienne D. 84. L'exécution en doit être rapportée au xr siècle ; les grandes initiales rappellent le style des ornements carlovingiens.
Page 296 : Sacramentaire ou missel de l'église deTroyes ; manuscrit latin 818 de la Bibliothèque Nationale. Il offre un excellent exemple de la transformation du Sacramentaire carlovingien : il est encore intitulé : Incipit liber Sacrainentorum a S. Gi^egorio papa Romano editus, qiialiter inissa romana celebratiir, mais il contient tout ce qui constitue les missels proprement dits comme ceux, dont nous avons des exemples innombrables à partir du xil^ siècle ; avec les oraisons et la préface nous y trouvons l'épître et l'évangile, l'introït, etc.. L'exécution doit en être rapportée au milieu du XI^ siècle.
C) Dans l'ouvrage de Ehrensberger : Libri liturgict Bibliothecœ Vatica^iœ, nous relevons les indications suivantes, concernant les Evangéliaires :
I. Vaticani, Reginae, n° 15 : mss. saec. XI : Evangeliariiim. L'année liturgique y est ainsi distribuée : d'abord le propre du temps depuis la veille de Noël jusqu'au dimanche de la Sexagésime ; ensuite le propre des saints jusqu'à l'Annonciation ; puis le propre du temps (. . . usçîie ad Pascha annoiina... us que ad XXV do min. post Peiitecosteji, V-I ante natale Domini) ; enfin le propre
des saints jusqu'à la fête de saint Thomas apôtre.
2. Vaticani, n. 5100 ; mss. saec. XI : Litteris Beneventanïs Lectmies evangeliariim dominicarunt adventih, festoruui de tempore et sanctorum per a lin 7ciit . . . Comimcuïs sanctoricht .
3. It., n. 8892 ; mss. saec. XI : A peu près dans le même ordre que les précédents. A la fin on trouve recapittùlatio Evangeliorum in natale singulonun sanctorum.
4. Borghes. A. i. mss. saec. xu : Il donne les leçons évangéliques pour le propre du temps ; tous les dimanches de l'année jusqu'au xxv® après la Pentecôte ; du v*^ jusqu'au f'" avant Noël, pour toutes les fériés quadragésimales ; pour le propre des saints ; enfin pour le commun des saints avec nombreux renvois au propre.
5. Ottobon, n. 296 ; mss. saec. xil ; litteris Be7ieventanis ; commence par le premier dimanche de l'Avent ; puis mêle le propre des vSaints avec le propre du temps, partage l'année en deux ou trois périodes.
6. Ottobon, n. 578; mss. saec. xu ; une main plus récente a écrit les jours après l'Epiphanie. Ce manuscrit contient le propre du temps pour toute l'année, les dimanches de l'Avent étant placés à la fin. Au folio 93, une main plus récente, probablement du xv* siècle, a écrit en marge : Nicolatcs de Blenodio cleriacs Tullensis diœces. venit ad domiun domini Thome, die veiieris post
68 LES ÉVANGÉLTAIRES
Pe7ttecosteit. Vient ensuite le propre des Saints jusqu'à la fête de saint Thomas apôtre ; enfin le commun des Saints avec nombreux renvois au propre.
7. Vatican, n. 7815, mss. saec. xiil ; Evangeliariuin vtonasticwn : commence par le IV® dimanche après l'Epiphanie (manquent 13 feuillets): le propre du temps va jusqu'au xxV dimanche après l'octave de la Pentecôte (evangelia et Jestorum 0 ratio JiesJ ; même mention pour le propre des Saints qui vajusqu'à la Saint-Martin. De nombreuses additions ont été faites postérieurement, entre autres les fêtes de saint Denis et ses compagnons, la fête de saint Hugues au mois de novembre.
D) Indications empruntées à diverses sources :
De Rossi dans Ro?na Sotteranea, p. 127, parle d'un Evangéliaire à'Aqiiisgrana qui fut trouvé dans le tombeau de Charlemagne (il a du être écrit au vil® ou au début du viir siècle).
Du IX® siècle, l'admirable Evangéliaire d'Ada de Trêves.
Dux® siècle, l'Evangéliaire d'Erkanbold, évêque de Strasbourg, sur lequel Dom de Dartein vient de publier une étude intéressante.
En Angleterre saint ^2thewold, évêque de Winchester, au x® siècle, donne aux moines d'Abingdon un exemplaire des Evangiles, enrichi d'or et de pierres précieuses et renfermé dans une boîte
d'argent. Un inventaire de cette même église de Winchester, exécuté par ordre des commissaires de Henri VIII, contient la mention suivante : a Book of the four Evangelists written ail with gold. (John Gage, dissertation on the BenedictionalofS. zEthelwold, Archœologta, t. XXIV, p. 43).
L'auteur de ces lignes ne peut oublier de mentionner les manuscrits du Grand Séminaire d'Autun parmi lesquels se trouvent quelques Evangéliaires de diverses époques :
N. 5. Evangéliaire du IX^ siècle sous ce titre: Evangelia qtcatuor cunt prœfationibns et indice :
N. 6. mss. du x^ siècle : Evangelia et Epistolœ per annuni.