Borghesi, Œuvr. cornpl., t. III, p. 372 et suiv
3. « Haudquaquam erecto anirao,... niitem virum,... in fine vitaesuse segnem. » Tacite, Hist., III, 65, 75.
4. Il est vrai que Josèphe ne parle pas des Clemens. La cause en est sans doute dans la jalousie féroce de Domilien. Chez Quintilien (IV, prsef.), de même, l'expression sororis suœ nepote-t semble indiquer la crainte d'exciter la jalousie de Domilien eu nommant Clemens ou Domi:iila.
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famiUe impériale, surtout dans la branche collatérale de cette famille. Flavius Clcmens, fils de Flavius Sabinus, et par conséquent cousin germain de Domitien, avait épousé Flavia Domitilla, sa petite-cousine, fille d'une autre Flavia Domitilla, fille elle-même de Vespasien, morte avant l'avéncment de son pure à l'empire1. Par des voies qui nous sont inconnues,
1. On connaît avec certitude trois Flavie DomitiHe : 4° la femme de Vespasien, 2° sa Oile, 3° sa petite-fille, femme de Clemens. La Flavie Domitille, qui semble être le personnage principal de l'inscription n° 776 d'Orelli (Gruter, 245, o), serait la femme de Clemens (de Rossi, Bull., 1865, p. 24, 22, 23; Journ. des sav., ■anv. 1870, p. 24; Corpus inscr. lat., tome VI [encore inédit], n°948; la restitution qu'on propose offre des difficultés venant de la place insolite des mots filia et neptis). Quant à une Flavie Domitille, distincte de la femme de Clemens, et vierge selon la légende, elle n'a pas de réalité; il y faut voir un pur dédoublement de Flavie Domitille, petite-fille de Vespasien et femme de Flavius Clemens. C'est par erreur que Bruttius (Chron. d'Cusèbe, p. 160-163, édit. de Schoene, en observant que la version arménienne de la Chronique d'Eusèbe, présente un texte différent de celui qu'a suivi saint Jérôme) fait de la Domitille qui fut Dersécutée une nièce de Flavius Clemens. L'Église a saisi avec empressement l'assertion de Bruttius, pour laisser subsister la vieille légende d'une Flavie Domitille vierge et vouée à la vie religieuse. Beaucoup de critiques, il est vrai, donnent raison à Bruttius contre Dion. Dans leur système, Flavie Domitille, femme de Clemens, n'aurait rien souffert; la Flavie chrétienne aurait bien été une nièce de Clemens. Mais Suétone indirectement eL Philostrate enveloppent Flavie Domitille, femme de Clemens, dans la disgrâce de son mari; Terreur de Dion serait eu elle-même bien plus inexplicable que celle de Bruttius. Cf. Mommsen, Corp.
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mais qui probablement se rattachaient aux relations de la famille Flaviaavec les juifs, Glemens et Domitilla adoptèrent, les mœurs juives, c'est-à-dire sans doute ce judaïsme mitigé, qui ne différait du christianisme que par l'importance attachée au rôle de Jésus. Ce judaïsme des prosélytes, borné aux préceptes noachiques, était justement celui que prêchait Josèphe, le client de la famille Flavia1. C'était celui que l'on représentait comme ayant été défini par l'accord de tous les apôtres à Jérusalem2. Glemens s'y laissa séduire. Peut-être Domitille alla-t-elle plus loin, et mé'-ita-t-ellelenom de chrétienne3. Il ne faut rien exa-
inscr. lat., VI, p. 172-173. — Lds nouvelles découvertes dans le champ de l'archéologie et de l'épigraphie flaviennes (de Rossi, Bull, di arch. crisl., I875, 69 et suiv.; Revue archéol., mars 1876, p. 172-174) n'ont rien changé à ces résultats.