‹ Les Évangiles et la seconde génération chrétienneChapitre 325 sur 393 · Les Apôtres, p. 267 el .saiv · texte numérisé non relu

Les Apôtres, p. 267 el .saiv

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tême conférait le droit à la résurrection et a l'immortalité. C'est à Antioche que Nénandre compta le plus de sectateurs. Ses disciples cherchaient, à ce qu'il semble, à usurper le nom de chrétiens ; mais les chrétiens les repoussaient hautement et leur donnaient le nom de ménandriens *. Il en était de même de certains sectaires simoniens nommés entychites, adorateurs d'éons, sur lesquels on fit peser les plus graves accusations *.

Un autre samaritain, Dosithée ou Dosthaï, jouait le rôle d'une sorte de Christ, de fils de Dieu, et cherchait à se faire passer pour le grand prophète égal h Moïse dont on lisait la promesse dans le Deutéronome (xvm, 15), et qu'en ces temps de fièvre on croyait sans cesse voir venir 3. L'essénisme, avec sa

1. Justin, Irénée, etc. Voir les Apôtres, p. 273, note 2. Joignez-y Eus., H. E., III, 26.

2. Théodoret, I, 1, et V, 9; Clém. d'Alex., Strom., VII, 47; Cotelier, Eccl. gr. mon., III, p. 640, 641. Il est douteux que le passage de Parapluie, Apol. pro Orig. (trad. Ruûn), en. 12, Delarue, IV, append., p. 22, se rapporte à eux.

3. Homél. pseudo-clém., n, 24; Hégésippe, dans F'us.. IV, xxu, 5; Constit. apost., VI, 8; Origène, Contre Celse, I, 57; VI, 11; De principiis, IV, 17; In Mallh. comment, séries, 33, Opp., III, p. 851 ; In Joh., tom. xm, 27; Macarius Magnes, 111,41, p. 151; cf. p. 184; Pseudo-Tertul., Adv. omn. hœr.. 1 (OEhler, t. II, p. 752 et suiv.) ; Théodoret, Hœr. fab., 1, 1 ; Épiph., hœr. x,xn, xih,xiv; Philastre, c. 4; saint Jér., Dial. adv. lucif., I, p. 304, IV, 2e part.Mart.; Epit. Paulœ, p. 676, ibid.; Euloge

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tendance à multiplier les anges, était au fond de toutes ces aberrations ; le Messie lui-même n'était plus qu'un ange comme un autre, et Jésus, dans les Églises placées sous cette influence, allait perdre son beau titre de fils de Dieu pour n'être plus qu'un grand ange, un éon de premier rang '.

L'union intime qui existait entre les chrétiens et ]a. masse d'Israël, le manque de direction qui caractérisait les Eglises transjordaniques faisaient que chacune de ces sectes avait son contre-coup dans l'Église de Jésus. Nous ne comprenons pas bien ce que veut dire Hégésippe2, quand il trace pour l'Église de Jérusalem une période d'absolue virginité, finissant vers les temps où nous sommes, et quand il attribue tout le mal des temps qui suivirent à un certain Thébuthis, qui, par dépit de n'avoir pas été nommé évêque, infecta l'Église d'erreurs empruntées aux sept sectes juives 3. Ce qui est vrai, c'est que,

d'Alex., dans Photius, cod. ccxxx, p. 285, 4re col., Bekker; Liber Josué, Juynboll, loc.cit.; Chron. samarit. d'Aboulfalh, dans Sacy, Chrest. arabe, I, p. 333 et suiv.; édit. Vilmar, l. c./Scbahristani, édit. Cureton, I, p. 170, trad. Haarbriicker, I, p. 258. 4. Coloss., h, 18.

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